‹ Contribution À L'Étude De La Gravité De La Syphilis D'après la soucheChapitre 47 sur 52 · EXCEPTIONS · texte numérisé non relu

EXCEPTIONS

Il y a des syphilis conjugales très dissemblables chez les deux conjoints, Ces cas rares puisqu'on ne les rencontre que dans 7 à 10 % des cas, trouvent leur explication dans plu. sieurs causes.

A. — La première, la plus fréquente et aussi la plus grave est l'administration à l’origine de la syphilis d’un traitement arsénical intra-veineux insuffisant et insuffisant non pas tant par le nombre des injections et leur dose que par l’irrégularité avec laquelle les malades les ont reçues.

Une cure arsenicale du début, mal rythmée (injections espacées et minimes) aboutit 8 fois sur 10 au résultat inverse de celui qu'on recherchait, souvent même au désastre.

Mieux vaut l'antique traitement par pilules ou sirop de Gibert, mieux vaut même pas de traitement du tout. On retrouve souvent à l’origine d’une syphilis localisée secondairement sur l’axe nerveux une de ces cures arsénicales insuffisantes telles qu’on les faisait il y a quelques années, surtout pendant la guerre aux armées — c'était alors cas de force majeure — mais telle que les font encore actuellement certains spécialistes.

I1 ne faut jamais oublier que l’arsenic dans le traitement de la syphilis est une arme à double tranchant et une arme terrible : il tue ou exalte la virulence suivant son mode d’administration.

B. — Une autre cause moins grave, mais qui n’assombrit pas moins le pronostic est l'alcoolisme.

Par les lésions qu'il détermine sur le foie, les reins, les vaisseaux, l’encéphale, il prédispose à une localisation du tréponème sur ces organes dont on arrive difficilement à le déloger. La cirrhose de Laënnec, le syndrome de Banti sont très souvent dus à cette terrible association alcoolo-

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