‹ Contribution à l'étude de la greffe osseuseChapitre 3 sur 9 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les faits anciéfis relatifs à la greffe osseuse et à son application clinique sont rares et peu détaillés. Certains d’entre eux même sont, à n’en pas douter, des récits fabuleux.

En voiciun bien curieux exemple relaté par Job-a-Meckrem et remontant à 1670.

«Un ecclésiastique nommé Kranwinkel racontait qu'étant »ven Russie, un seigneur de cette nation reçut d’un Tartare un »coup de sabre à la tête, lequel lui enleva une assez grande »étendue du cuir chevelu et la portion osseuse correspondante »qui restèrent perdus sur le champ de bataille. Le chirurgien, »pour boucherl'ouverturedu crâne,détacha de celui d’unchien, »tué à cet effet, une pièce d'os de mêmes forme et dimension »que celle qui manquait et l’arrangea si bien que le blessé fut »parfaitement guéri.»

ANA OV AREA A.

Nous ne garantissons pas l'authenticité de ce fait, nous le mentionnons cependant à titre de renseignement, car il dé-

montre au moins l'ancienneté de l’idée

Percy osa, le premier, croyons-nous, tenter sur l’homme la greffe osseuse. En deux occasions successives, il essaya de réparer, avec un fragment de tibia de bœuf, une perte de substance consécutive à une fracture du même os. Mais cette par trop audacieuse tentative d’ostéoplastie échoua complètement

et n’eut d'autre résultat que de faire avorter l’œuvre de la

consolidation.

Si l'on en croit certaines traditions sépare en Algérie et en Abyssinie, la greffe osseuse aurait été pratiquée depuis

longtemps, mais rien n’est moins authentique que ces essais.

de greffe qu'aucun fait scientifique ne démontre du reste.

Nous ne ferons que rappeler les recherches de Merrem et

de Walther sur la réapplication des couronnes ue crâniens enlevés au moyen du trépan.

Ces once opéraient sur des chiens et sur des chats.

Walther, pourtant, voulut une fois appliquer sa méthode à l’homme ; mais son essai, quoi qu’il en dise, ne réussit pas.

Aux noms de Merrem et de Walther nous ajouterons ceux

de Klencke, de Heine, de Wagner. Ces derniers divergeaient d'opinion sur la possibilité des transplantations osseuses, et

l’expérimentation à laquelle ils avaient fait appel n'avait pas

jusqu'ici répondu d’une manière assez claire pour entrainer la conviction. [lfauten arriver aux remarquables travaux d'Ollier, de Lyon (1858), pour trouver la question de la greffe osseuse

mise au point et éclairée par des Rue scientifiques des.

plus complètes.

Le chirurgien lyonnais a, le premier, fait une étude expérimentale sérieuse de la transplantation des os, c'est lui qui,

vrai dire, a créé la greffe osseuse, ajoutant ainsi un nouveau

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