IL. — Phase de grenouillette sus-hyoïdienne
La grenouillette sus-hyoïdienne se présente ordinai-
rement sous forme d’une saillie siégeant au-dessous du.
maxillaire inférieur au niveau des régions sus—-hyoïdienne latérale. Cette saillie se développe lentement, graduellement, Sans donner lieu à aucun trouble fonctionnel, et
c'est par hasard que le malade est un jour amené à en
reconnaitre l’existence.
Quand elle a acquis un certain volume, celui d’un œuf de poule par exemple, elle se présente habituellement sous forme d’une tumeur ovoïde, à grand diamètre vertical et à grosse extrémité inférieure et sans limites bien précises.
En haut elle est limitée par le bord inférieur du maxillaire inférieur, eu arrière elle ne peut s’enfoncer sous le bord antérieur du sterno-cleïdo-mastoïdien ; en avant, elle dépasse quelquefois la ligne médiane et en bas, elle peut se développer jusque près de la clavicule comme dans une observation rapportée par Nélaton.
À son niveau, saufinflammation antérieure, la peau présente sa coloration ct sa souplesse normales.
Si l’on passe ensuite à l’examen de la bouche, on constate presque toujours l’existence d’une tumeur sublinquale ; mais celle-ci n’a plus le caractère que nous avons décrit à la période précédente, elle est moins saillante, plus étalée, surtout sil y a eu plusieurs interventions de ce côté, et la muqueuse linguale, au lieu de présenter une coloration bleuâtre, présente souvent une coloration grisâtre et même blanchâtre.
Les deux saillies sublinquale et sus-hyoïdienne sont nettement fluctuantes,;eton peut quelquefois se transmettre la flactuation d’une poche à l’autre. Il arrive souvent que cette transmission est souvent impossible, non pas que les deux poches soient indépendantes, mais parce que, comme nous l'avons déjà dit, à propos de l’anatomie pathologique, l’orifice de communication est généralement
très étroit. « La tumeur sus-hyoïdienne est parfois réductible, ou
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i!, è du moins elle cède et s’étale sous le doigt, donnant la sensation de réduction. Elle est d’une mollesse remar- U quable ; il semble que le liquide soit contenu dans une 2 poche mince et complètement remplie. On. a comparé. | cette sensation à celle que donnent les épanchements ‘10 traumatiques de sérosité (1).
Une ponction exploratrice pratiquée au niveau de la région sus-hyoïdienne ou de la région sublinguale donnera un liquide que nous ayons suffisamment étudié à propos de l’anatomie pathologique pour n’avoir plus AV revenir. |
À moins qu’il n'existe une saillie sublinguale considé— 3 rable, ce qui est exceptionnel, les troubles fonctionnels sont nuls et c’est simplement à cause de la difformité ques les malades viennent trouver le médecin.
Terminons enfin en disant que la grenouillette sus- # hyoïdienne peut se rompre de temps à autre, mais qu’elle s.
n'a aucune tendance à la guérison spontanée, et qu elle
tend au contraire à augmenter toujours de TORRES si l'on
n’a jamais été que He le: cas où il y avait eu ponction antérieure. | de
1, Morestin. Loc. cüat.