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pour préciser ce que fut cette intervention, mais il est probable, d’après le traitement qui suivit,qu'elle consista en une excision partielle de la poche kystique par la voie buccale, suivie d'un tamponnement de la cavité profonde qui restait.
Quoiqu'il en soit, la malade sortit au bout de huit jours, ses
ressources ne lui permettant pas de séjourner plus longtemps dans le service.
A ce moment elle allait, paraît-il, assez bien, mais au bout de dix jours, malgré les pansements qu'elle venait se faire faire tous les deux jours à l'Hôpital International,et malgré des Javages continuels de la bouche à l'acide borique, elle eut de la fièvre, en même temps qu'apparaissaient tous les symptômes d'un véritable phlegmon sus-hyoïdien ; de sorte que deux semaines après sa sortie, la malade dut rentrer dans le service pour subir une nouvelle opération qui, très probablement, consista en une large contre-ouverture de la poche kystique infectée au niveau de la région sus-hyoïdienne.
… Cette intervention soulagea très rapidement la paliente, qui, cette fois ne resta que trois jours à l'Hôpital International, mais revint dans la suite pendant longtemps «e faire panser trois fois par semaine. Grâce aux précautions antiseptiqués qu’elle prit, et à la fréquence des pansements, l’orifice du plancher Drocal se ferma assez vite; au bout d’un mois, la cicatrisation était complète de ce côté. Il n’en fut pas de même de la plaie sus-hyoïdienne. Celle-ci, en effet, avait bien de la tendance à se férmer, mais à intervalles plus ou moins éloignés, les liquides septiques s’accumulaient dans la cavité kystique infectée et occasionnaient de la douleur. Il fallut à plusieurs reprises agrandir au bistouri l’ouverture sus-hyoïdienne pour faciliter
l'écoulement du pus au dehors.
ET re
Ce ne fut qu’au bout de quatre mois que l’on pul suppriprimer le petit drain de caoutchouc jusque-là laissé en permanence dans la plaie. Comme la cavité profonde semblait alors à
peu près comblée et qu ‘ ne resta't plus qu’un trajel fistuleux,
on essaya de faciliter la fermeture de celui-ci en le grattant
avec une eurette tranchaate après anesthésie locale préalable à la cocaïne.
Gette petite intervention n'eut pas le résultat heureux qu'on
en pouvait atteindre, la fistule persista malgré des attouche-
ments fréquents à la teinture d'iode.
Dix mois après l'intervention, le Lrajet fistuleux n'était pas encore fermé, bien que le suintement fut devenu insignifiant. Un second curettage fut pratiqué re anesthésie locale el cette fois, au bout de un mois 1/2, la plaie sus-hyoïdienne était jou plètement cicatrisée.
Depuis, la malade va aussi bien que possible elle s’est présentée dans le service de M. le ?rcfesseur Le Dentu où il a été constaté au dernier examen que la cicatrice sus-hyoïdienne mesurait environ cinq à six centimèlres et avait de la tendance
à devenir chéloïdienne.
OBSERVATION Îl
Grenouillette sub-linguale opérée par excision et cautérisation de la poche. Récidive après trois mois et apparition d'une tumeur sus hyoïdienne communiquant avec la poche sub-linguale. Excision complète de la tumeur kystique par la région sus-hyoï-
dienne. Guérison. (Soc. de chirurgie, 1881 et th. de Boyer, Lyon 1895).
Lassalle Louise, 7 ans, entre le 2 septembre 1880 à l'hôpital
de Sétif. Celle enfant a une bonne santé habituelle. Depuis deux
mois environ ses parents se sont aperçus que l'enfant avail sous la langue une tumeur qui allait tous les jours en augmentant. Cette tumeur, indolente,de la grosseur d’une noix, bilobée, élait séparée en deux parlies par le frein de la langue. Elle est fluctuante, à parois minces, transparentes, la muqueuse est
saine, la glande est repoussée en haut.
Si on place un grain de sel sur le plancher de la bouche, la
salive se met à sourdre par les canaux de Warthon.
Diagnostic porté. — Grenouillette développée probablement
dans une glande sublinguale.
7 septembre. — Chloroformisation et opération. Un ténaculum est enfoncé dans la tumeur et à l’aide de deux coups de ciseaux, j'exeise la plus grande partie de la paroi supérieure du kyste. Il s'écoule une assez grande quantité d’un liquide jaune filant et visqueux. Le kyste étant débarrassé de ce liquide je fais une forte cautérisation des parois de la poche avec le crayon de
nitrate d'argent.
Le lendemain, réaction assez vive ; fièvre légère et tuméfaction de la région sus-hyoïdienne. Lait. Bouillon et gargarisme. Trois jours aprèf l'opération, l'enfant part à la campagne. La
tuméfaction du cou a disparu.
8 jours après la plaie est en voie de cicatrisation.
A la fin de septembre, plaie fermée.
L'enfant revient à la visite en mars 1881, 6 mois après l'opération. À
Une tumeur, volumineuse comme une mandarine, siège sous le menton, sur la ligne médiane : elle est indolente; arrondie, peu tendue, avec une vague fluctualion. Si on fait ouvrir
bouche de l'enfant on voit le plancher buccal légèrement sou-
Lt ee levé par une nouvelle tumeur kystique moins volumineuse que celle qui avail été opérée. ;
Ce kyste intra-buccal augmente de volume si on comprime la tumeur sus-hyoïdienne, et il esb vraisemblable que les deux poches communiquent largement entre elles. ’
Cette tumeur aurait débute 3 mois après l'opération, en janvier 1881. |
L'enfant entre dans le service le 2 avril 4884, et je décidai l'opération. fe |
Quel procédé suivre ?
Les injections irritantes ont été employées 5 fois, 3 fois par Nélaton 1 fois par Jobert, 1 fois par Dolbeau, 3 fois la simple ponction avec injection fut suivie de succès, mais les malades
ont été revus, une fois la poche suppura (Nélaton) une autre
foisil y eut fistule (Dolbeau). Chassaignac eut un succès définitif \
en introduisant un tube à drainage recourbé en anse dans la tumeur extérieure et en faisant chaque jour des injections iodées; mais après un mois le malade quitla l’hôpilal non guéri. |
Sachant par ces observations, les difficultés que l’on éprouve à faire sortir par un (rocart, le liquide visqueux et filant de ces tumeurs, je résolus de disséquer le kystè et d'en inciser les parois. ke |
Le 8 avril. — Opération sous chloroforme. Incision. Le kyste fail saillie entre les bords de la plaie. Dissection et énucléation d'un kyste sébacé qui creva et laissa écouler un liquide visqueux filant, jaune brun foncé. ;
La dissection montra que les deux poches communiquaient
largement entre elles.
La plaie fut bourrée avec quelques boulettes de charpie trem-.
pées dans de l'eau de Pagliari et un bandage simple maintinl le pansement.
Le lendemain, un peu de fièvre. Potage et lait.
Le quatrième jour les boulettes de charpie sont enlevées. La fièvre a disparu et la. plaie est très belle. Rapprochement des parois à l’aide de quelques bandelettes de diaghylon.
Le cinquième jour état général de l’enfant bon. Suppuration est assez abondante. :
Elle diminua. les jours suivants et le malade sortit le 12 mai sans avoir éprouvé le moindre accident.
Le plancher de la bouche était complétement affaissé : les conduits de Warlhon toujours perméables, et il ne restait de cette affection qu'une petite cicatrice linéaire dissimulée sous
la saillie du menton.