‹ Contribution à l'étude de la grenouillette sus-hyoïdienneChapitre 30 sur 47 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(Thèse Royer, Lyon 1895).

Grenouillette sus-hyoïdienne traitée par le drainage et les injections iodées. Guérison.

X.., 35 ans, entre, à l'hôpital pour une grosseur qui siège sous le maxillaire inférieur et qui date de 2 mois.

Cependant auparavant, X... sentait déjà une petite tumeur à ce niveau.

Si l’on examine la région sous-maxillaire latérale, on voit les téguments distendus par une tumeur du volume d’un œuf de pigeon. $

Peau saine el mobile. Tumeur fluctuante. Aucune saillie anormale dans la bouche, ni de grenouillette sublinguale.

La ponction de la tumeur de larégion sus-hyoïdienne latérale donne issue à un liquide citrin, sirupeux.

Anesthésie locale et incision de la région sous-maxillaire en cherchant à découvrir la paroi profane de la poche, Le contenu fut évacué et on introduisit un drain que l’on fixa par un point de suture, puis la canule d'un trocart ‘de Dieulafoy fut introduite dans le drain. Injection d'environ 10 grammes dè teinture d’iode, Pansement. Douleur vive produite par le gonflement de la poche suivie de réaction inflammatoire avec irradiations douloureuses dans la languetet le cou.

Les jourssuivants léger gonflement dela régionsus-hyoïdienne latérale qui est douloureuse à la pression.

Pas de suppuration, mais la poche reste enflammée pendant une quinzaine de jours, Au bout de ce temps, le drain est enlevé

et les tissus commencent à s’assouplir. L'orifice du drain se

ferme rapidement. Le malade revu 10 mois après ne présentait

aucune trace de récidive, ni même d’'induration.

Page 1