INTRODUCTION
« Il est, en pathologie chirurgicale, peu d’affections dont l’histoire présente autant d’obscurité que celle de la grenouillette. Cela tient à ce que, sous ce nom, on a décrit un grand nombre de lésions de nature différente » (1).
Aujourd’hui, on comprend sous cette dénomination {ous Les kystes salivaires du plancher de la bouche. D’après le siège de ces kystes on a établi une classification dont les variétés les plus importantes sont les grenouiilettes sublinquales et les grenouillettes sus-hyoïdiennes.
Ces dernières, situées au-dessous de la mâchoire inférieure, comprennent elles-mêmes deux catégories : les sus-
hyoïdiennes sous-maxillaires et les sus-hyoïdiennes sublin-
1, Kirmisson. Manuel de pathologie externe, t. Il, page 760. :
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guales montrant ainsi leur origine par leur dénomination : le point de départ étant situé pour les unes dans la glande sous-maxillaire, pour les autres, dans la glande sublinguale.
Il est presque universellement admis aujourd’hui que l’origine sublinguale est de beaucoup la plus fréquente.
Nous avons donc profité de ce que nous avions à notre disposition l'observation longue et détaillée d’une malade atteinte de grenouillette sus-hyoïdienne, dont l’évolution semble une preuve de l’origine sublinguale, pour faire de l’étude de la grenouillette sus-hyoïdienne l’objet de notre thèse inaugurale. |
Dans cette étude, nous nous proposons de réunir les connaissances etles faits acquis sur ce sujetet de présenter l’état de la question à l’heure actuelle, en insistant sur la pathogénie eten montrant par une suite d'observations que « guérir une grenouillette n’est pas toujours chose aisée » et qu’ « il faut parfois beaucoup de patience de la part du malade et du chirurgien pour mener à bien cette cure délicate » (1).
Mais avant d'aborder notre sujet, nous tenons à adresser lhommage de notre plus vive reconnaissance à nos maîtres de l'Ecole de Rennes qui nous ont guidé pendant cinq années dans nosétudes médicales, et qui nous ont accordé leur bienveillance.
Nous remercions MM. les Docteurs Lhuissier, Lefeu-
vre et Lautier pour la symphatie qu’ils nous ont toujours témoignée.
1, Morestin. Zraile de Chirurgie, Delbet et Le Dentu, T. VI 281.
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Que MM. les Docteurs Delacour, directeur de l’Ecole de médecine de Rennes, Dayot père, Aubrée, Dayot fils et Bertheux qui furent nos professeurs de clinique reçoivent nos remerciements pour l'intérêt qu'il nous ont toujours porté et lenseignement qu'ils nous ont donné. è
M. le Docteur Bruté de Reémur, professeur de clinique ophthalmologique, dansle service duquel nous avons passé notre première année d’internat, voulut bien nous honorer de sa confiance et nous témoigner les plus grandes marques de bienveillance ; qu'il daigne agréer l’expression de notre vive et sincère reconnaissance.
Nous avons passé notre seconde année d’internat à la Maternité, dans le service de M. le D’ Perret, professeur de clinique obstétricale ; nous n’oublierons jamais son précieux enseignement et ses sages conseils.
Nous remercions aussi tout particulièrement M. le D' Le Moniet qui nous a aplani les difficultés de la clinique gynécologique.
MM. les Docteurs Templé, Patay et Leray, ont également droit à toute notre’gratitude.
+ Que M. le Professeur Le Dentu enfin veuille bien accepter le tribut de notre reconnaissance pour le grand honneur
qu'il nous fait en acceptant de présider notre thèse. .