‹ Contribution à l'étude de la grenouillette sus-hyoïdienneChapitre 6 sur 47 · LOT DRE · texte numérisé non relu

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salivaires par suite de leur oblitération accidentelle ou congénitale.

La découverte des glandes sublinguales accessoires vint encore jetèr un nouveau jour sur la question de la grenouillette et l’on admit alors que presque toujours celle-ci se développait aux dépens d’une glande sublinquale ; et tout à fait exceptionnellement aux dépens des canaux excréteurs dilatés.

On voit qu'en somme, l’historique de la grenouillette telle que nous l’entendons aujourd’hui est de date relativement récente ; quant à la grenouillette sous-hyoïdienne que nous avons uniquement en vue ici, elle ne commence à être connue que depuis quelques années seulement.

Sans doute, Jobert de Lamballe dans le tome I de son Traité de Chirurgie pratique, donne quelques détails sur la pathogénie de laffection qui nous occupe mais pour lui, célle-ci n’est que la conséquence du développement d’un kyste dans la bourse séreuse de Fleischmann.

Quant à Nélaton, Boyer et Vidal de Cassis, ils sont presque muets sur la question ; celle-ci, en revanche, est traitée assez en détail dans le Compendium de chirurgie pratique de Gasselin et Denonvilliers, mais sa pathogé-

Tnie est à peine effleurée.

Parmi les thèses qui parurent à cette époque, et dans lesquelles, de près ou de loin notre sujet futabordé, il fait citer celle de Leflaive en 1852, celle de Bimbard en 1853

qui publie deux belles observations de grenouillettes sushyoïdiennes recueillies dans le service de Nélaton ; enfin les thèses de Pichon (1854), Magnier (1855), Dassen (1857), Perroud (1858), Lelièvre (1861), Landetta (1863), De-

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mons (1868), Raillard (1871), Peyssonnié (1874) et Guérin (1876).

La grenouillette sus-hyoïdienne commence à être étudiée un peu plus sérieusement dans le éraité de Pathologie externe de Follin et Duplay (Tome V) ; mais ce n’est que dansles ouvrages de chirurgie ou dans les journaux parus ces dernières années qu’elle est véritablement bien décrite. |

Signalons à ce sujet l’article de Delens dans la Revue de Chirurgie (1881 p.207) ; la pablication de Desprès dans la Gasette des Hôpitaux de 1876, page 549 ; les études de Dieu dans les Bulletins et Mémoire de la Société de Chirurgie de Paris (1882); enfin le travail de M. Hartmann dans le traité de Chirurgie de Duplay et celui de M. Morestin dans le traité de Chirurgie de Le Dentu et Delbet.

Parmi les thèses passées récemment sur notre sujet, nous citerons surtout celle de Boyer (Montpellier 1895)» Chavillat (Paris 1895) et Spindler (Paris 1898).

Chose curieuse, les traïtès de Chirurgie publiées à l'étranger signalent à peine l’existence de la grenouillette sus-hyoïdienne ; Billrothe et Holmes la passent abso-

lument sous silence et Gross (4 system of surgery I. p, 534) la décrit d’une façon plus que sommaire.

Quant à nous, nous étudions ici sous Îles noms de grenouillettes sus-hyoïdiennes les tumeurs liquides et enkystées du plancher de la bouche d’origine salivaire en faisant nettement saillie à la région sus-hyoïdienne.

Pourquoi ces tumeurs ont-elle reçu et conservé la dénomination bizarre de grenouillette ?

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