‹ Contribution à l'étude de la grippe cardiaqueChapitre 11 sur 40 · MOD ANS · texte numérisé non relu

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symptômes rappelant la grippe. Ce virus est fréquemment associé au cocobacille de PFEIFFER saprophyte banal, mais qui a pu être considéré comme l’agent pathogène, au pneumocoque, au staphylocoque, au streptocoque, etc. qui acquièrent du fait de la grippe une virulence particulière, mais dont l'association, à elle seule, ne saurait provoquer la grippe, comme l'ont montré au Japon, YAMAMOUCHI, HIVASHINA et SAKAKAMI. OLITSKY et GATES ont isolé, en 1921, en partant de grippes typiques, un micro-organisme filtrable et cultivable, très petit mais visible, reproduisant constamment, chez le lapin, des lésions typiques d’œdème, d’hémorragie, et d'emphysème, et dont ils font l’agent spécifique de la grippe, après l'avoir retrouvé en 1923.

5° De se compliquer fréquemment au niveau des différents viscères de lésions variées, qui n’ont aucun caractère spécifique et qui sont causées par les microbes d'infection secondaire les plus variés.

6° De se manifester constamment au milieu d’une symptomatologie protéiforme par un caractère primordial: l'atteinte du système nerveux.

DuFoUR écrit dans un article du Bulletin Médical (20 avril 1929) :

« La grippe-influenza n’est pas nécessairement une maladie des voies respiratoires, contrairement à ce que l’on observe dans les grippes saisonnières.

« La grippe-influenza a une symptomatologie protéiforme résultant d’affections associées.

« À notre avis, son caractère primordial et qui lui appartient en propre, est l'atteinte du système nerveux, qui ne fait Jamais défaut.

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« Cette marque personnelle se retrouve à toutes les étapes de la maladie, depuis son début jusqu’à la période de convalescence. Les troubles nerveux se manifestent sous forme de céphalées, d’algies, de névrites, de fatigue, d’épuisement.

« Ainsi, à la notion d'un ultra-virus, croyons-nous pouvoir ajouter celle d’un virus neurotrope à virulence atténuée.

« Si nous passons maintenant à la localisation du virus, étude clinique de l'affection nous semble pouvoir faire rentrer la grippe-influenza à ultra-virus neurotrope dans la catégorie des septinévrites à virulence atténuée. »

Certains de ces ultra-virus donnent, comme l’ont montré M. et Mme NICOLAU, et GALLOWEY, des lésions caractéristiques dans toutes les formations nerveuses. Ces fines lésions histologiques existent-elles au cours de la grippe? On ne l’a pas encore démontré.

Cette longue description de la grippe, cette succession d’hypothèses, concernant sa nature et son mode d'action, montrent combien nous connaissons imparfaitement cette affection. Son polymorphisme même rend son diagnostic, et le diagnostic étiologique de ses complications, souvent fort délicat: il est, d'autre part, très facile en période d’épidémie, de confondre par exemple une grippe à forme articulaire et une atteinte de rhumatisme articulaire aigu. L'erreur a été faité, souvent, et c'est dire avec quel esprit critique il faut aborder l’étude et l'interprétation des anciennes observations.

Enfin il est difficile de dire ce qui revient au virus grippal et ce qui revient aux microbes banaux associés et c’est ce qui explique la discordance des opinions et des statistiques qui ont été publiées dans divers pays au cours des diverses épidémies.

Ce n'est pourtant qu'en serrant les faits et leur interprétation de près, en discriminant ce qui est dû à la grippe de ce

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qui est dû à des associations microbiennes banales, que l’on pourra préciser les modalités cliniques de la grippe cardiaque, et tenter un essai de classification qui n’englobe pas systématiquement et contrairement aux faits cliniques toute la pathologie cardiaque. ,

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