‹ Contribution à l'étude de la grippe cardiaqueChapitre 12 sur 40 · L'ENDOCARDITE GRIPPALE · texte numérisé non relu

L'ENDOCARDITE GRIPPALE

L'endocardite grippale a été signalée de bonne heure. Son existence, sous sa forme ulcéreuse ou végétante, n’est pas niable si l'on accepte le polymorphisme microbien de la grippe ou si l’on voit sa cause spécifique dans le B. de PFEIFFER. Un peu systématiquement, HUCHARD, qui la décrit le premier, en distingue deux formes:

Infectieuse mais non infectante:

Infectieuse infectante.

La première de ces formes n’a d’ailleurs qu’une existence à peu près virtuelle. Ses signes cliniques sont très discrets et, laissant derrière elle un minimum de dégâts, sa preuve anatomo-pathologique est difficile à faire: « L’endocardite simple et primitive, dit HUCHARD, peut donner naissance à des lésions orificielles permanentes. Cette éventualité doit être très rare, si } en juge par le silence des auteurs et mon observation personnelle. On peut se demander si dans ces cas l’affection cardiaque n'existait pas auparavant et si elle n’avait pas été ‘aggravée par la maladie grippale. » Le grand clinicien connaissait la recrudescence du rhumatisme au cours des épidémies d’influenza et il avait vu que la grippe était un facteur non négligeable d’aggravation des cardiopathies valvulaires. Cette première forme d’endocardite qui n’est pas même signalée par la plupart des auteurs (M1RZA, MENTL) est niée par

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