‹ Contribution à l'étude de la grippe cardiaqueChapitre 22 sur 40 · LINE · texte numérisé non relu

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douleurs rétro-sternales, légèrement constrictives avec irradiations vagues. Elle présente une dyspnée sine materia (30 respirations à la minute). On note 50 battements cardiaques à la minute, avec des extrasystoles. Les mouvements et les changements de position n’influencent pas le rythme. Îl reste encore une certaine tendance aux lipothymies. La crosse aortique déborde notablement le sternum. Il existe à la base de l’appendice xyphoïde un double souffle, ainsi qu’un souffle holosystolique très doux et bien limité à la pointe: celle-ci est abaissée dans le sixième espace. La tension artérielle est à 12,5/6. Les urines sont rares et foncées. [La température oscille autour de 38°5. Nous prescrivons des injections quotidiennes de Bellafoline (une ampoule) et des injections intraveineuses de cyanure de mercure (un centigramme pro die). Les injections de bellafoline restent pendant deux jours sans action sur le rythme. Puis elles sont suivies d’une légère accélération (de 3 à 5 pulsations). Une semaine plus tard, le rythme reprend sa régularité à 65 battements par minute. Or une injection d'huile camphrée forme abcès et, dès que le pus est évacué, la température tombe définitivement, en même temps que disparaissent les douleurs rétro-sternales et la dyspnée. Nous revoyons la malade quinze jours après notre premier examen. [ous les troubles fonctionnels et généraux sont : effacés. Le pouls est régulier à 70. Mais nous percevons tou- Jours le double souffle aortique et le souffle d'insuffisance mitrale fonctionnelle. Entre temps une réaction de Bordet- Wassermann s'est révélée partiellement positive. Avant sa grippe la malade n'avait jamais éprouvé de troubles cardiaques. Son médecin, qui l’auscultait à intervalles assez fréquents et réguliers, n’avait jamais perçu le moindre souffle. Cette malade, revue 18 mois plus tard, ne présentait plus au-

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