LEO
savoir réserver un pronostic qui demeurait Jusque là relativement favorable et instituer un traitement qui soutienne effcacement le cœur pendant cette période critique.
Action de la grippe sur la tension artérielle.
Powell accorde à l'hypertension passagère que l'on rencontre quelquefois dans la grippe, une place prépondérante dans la pathogénie de l’angor. Cette hypertension est pour lui la conséquence d’un trouble rénal. Il s’agit là d’une hypothèse toute gratuite que nous n'avons Jamais pu vérifier.
Tixier (de Nevers) a, de son côté, réuni un grand nombre d'observations concernant l’action de la grippe sur la tension artérielle. Il considère que les deux tensions maxima et minima sont légèrement augmentées au cours de la forte invasion thermique. Elles s’abaissent au contraire toutes deux, au moment de la crise, cette diminution portant sur la minima. Îl n’y à pas pour lui de grippes hypertensives. Les cas graves, s’accompagnant d’hypertension marquée, seraient en rapport avec une atteinte des surrénales.
Nous n’apportons pas tout à fait les mêmes conclusions. Nous avons vu avec notre maître Marchal les faits suivants :
Dans 1/10 des cas la tension augmente de deux ou trois centimètres au début de la grippe et dans la période d'état, sans que la tension différentielle soit modifiée. Mais il y a hypotension à la défervescence et durant la convalescence.
Dans la très grande majorité des cas il y a hypotension relative d’un bout à l’autre de la grippe, tant pendant l'évolution fébrile que durant la convalescence,