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200 grammes, et la température ne peut pas être ramenée audessous de 38, pendant plusieurs semaines.
Toute cette évolution clinique suggère le diagnostic de grippe, compliquée de broncho-pneumonie, puis d’abcès pulmonaire ; et 1l est intéressant de noter chez une malade atteinte d’aortite, le retentissement cardiaque d’une grippe pulmonaire sévère et prolongée. Or ce retentissement a été absolument nul.
Ïl n'en est pas toujours ainsi comme le montre cette observation d’une insuffisance cardiaque déclanchée par une
grippe :
Observation X XII. —— Monsieur Pré... 41 ans (D' Mar-
chal). — Ce malade présente depuis plusieurs années une forte hypertension qui s'accompagne du cortège fonctionnel classique. Il à en outre quelques petits accès d'asthme. Il fait une grippe banale dont la phase fébrile dure quatre jours : elle déclanche des accès asthmatiformes et une dyspnée permanente. À l'examen, quelques jours après la chute de la fièvre on trouve un gros cœur avec pointe dans le sixième espace. Il existe un galop présystolique. Le pouls est à 115, régulier, la tension est à 21 1/2-16 1/2. On note un léger œdème aux membres inférieurs. Traités par la cardibaïne, ces troubles s’améliorent peu et persistent depuis janvier dernier.
Ainsi chez ce malade, nous notons le déclanchement à la ‘ suite d'une grippe bénigne, d’une insuffisance gauche sévère et durable chez un hypertendu.
En résumé, la grippe est loin d'agir fâcheusement sur toutes les cardiopathies. Nous pensons même qu'il en est tout autrement dans la grande majorité des cas. Cependant il faut retenir son action redoutable possible, ne serait-ce que pour