‹ Contribution à l'étude de la grippe cardiaqueChapitre 4 sur 40 · LE MEDECIN COMMANDANT LE BOURDELLES · texte numérisé non relu

LE MEDECIN COMMANDANT LE BOURDELLES

Professeur agrégé au Val-de-Grâce.

MONSIEUR LE DOCTEUR CH. LEJARD, Médecin assistant à l'Hôpital Cochin.

MONSIEUR W. KATCHOURA, Interne des Hôpitaux, Mon Ami.

Introduction. —— A côté des formes classiques, nerveuse, digestive et pulmonaire de la grippe, il convient de faire une place à une quatrième forme clinique, importante par :

Les problèmes pathogéniques qu’elle soulève:

La gravité pronostique qu’elle peut présenter:

Les thérapeutiques dont elle est justiciable.

Cette quatrième forme clinique de la grippe est la forme cardiaque.

Il est difficile de faire tenir dans une formule une définition précise de la grippe cardiaque. Elle n’est pas comme les classiques l'avaient cru, l’ensemble, la multitude des cardiopathies qui peuvent être observées chez les grippés. En effet, de ces manifestations pathologiques variées, les unes, les plus nombreuses, sont banales: les autres, les plus rares, ressortissent vraiment à la grippe.

La discrimination serait aisée, si nous connaissions scientifiquement l'influenza. Mais nous ignorons son agent spécifique, et, pour une bonne part, l'effet immédiat de cet agent sur l'organisme.

La question pathogénique se complique encore du fait suivant: la grippe « maladie anergisante » au premier chef, rend pathogènes, surtout en queue d’épidémie, de nombreux microbes, saprophytes banaux, qui, pour leur propre compte, ‘et sur un terrain san$ doute préparé, vont être la cause de lésions ayant perdu tout caractère spécifique. |

C'est dire que tous les troubles cardiaques chez un grippé peuvent n'être pas le fait immédiat, la conséquence directe de la grippe. C'est diré aussi qu’il nous paraît nécessaire de considérer l’action de l'influenza dans le cadre des compli-

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