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cations cardiaques apparues au cours ou au décours de la grippe, sous deux aspects :
1° L'action spécifique du virus grippal sur la fonction cardiaque: c’est à proprement parler la grippe cardiaque.
2° L'action sur le système cardio-vasculaire de microbes banaux multipliés et devenus virulents du fait de l’anergie grippale. Le microbe spécifique n’a fait que préparer le terrain, imprimer à l'organisme une qualité particulière, sans que les manifestations pathologiques observées soient sa conséquence absolument directe.
La distinction entre ces deux modes d’action peut paraître subtile. Elle nous semble cependant nécessaire et riche d’enseignements :
Elle est conforme à l'esprit scientifique qui aime à préciser les cadres et à grouper logiquement les phénomènes:
Elle impose de lutter contre cette anergie grippale, cette faiblesse passagère de l'organisme et de le protéger ainsi contre l'infection secondaire;
Elle éclaire d’un jour particulier une conception nouvelle de la grippe, maladie microbienne, à action toxinique, comparable à la diphtérie, véritable « Septinévrite ».
Et il semble bien en fin de compte que la grippe cardiaque soit, avant tout, caractérisée par une atteinte toxinique spécifique des fonctions du cœur, évoluant avec un minimum de lésions anatomiques. Elle s'oppose ainsi à ce que l’on pourrait appeler « les complications cardiaques, conséquences de l’anergie grippale » qui se traduisent par de gros dégâts anatomiques, dus à des microbes banaux agissant in situ, qui touchent uniquement, d’ailleurs, le péricarde et l’endocarde.
On comprend que ces désordres anatomiques, importants, tangibles, aient frappé les observateurs en un temps où l’histo-