‹ Contribution à l'étude de la grippe cardiaqueChapitre 40 sur 40 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

[. — La grippe cardiaque constitue un terrain nouveau et discutable. Cette imprécision est la conséquence de l’incertitude où nous sommes vis-à-vis du germe spécifique de la grippe.

ÏT. — Par analogie avec d’autres maladies, et en considé- - rant la grippe comme une « septinévrite », nous pouvons cependant préciser les limites de la grippe cardiaque proprement dite :

a) Elle nous paraît ne pas comprendre les endomyopéricardites, éminemment discutables, qu sont dues, à des microbes associés, appelés communément et assez improprement « germes de sorties », dont la virulence est exaltée du fait de l’anergie

grippale.

b) Elle nous paraît également indépendante des complications >: broncho-pulmonaires. Cependant la coexistence est fréquente.

IT. — La grippe cardiaque est faite presque uniquement de troubles fonctionnels, tantôt nerveux (classiques), tantôt myocardiques, tantôt neuro-musculaires (bradycardie) .

IV. — Ces troubles fonctionnels tendent à ne pas survivre au syndrome toxi-infectieux. [ls peuvent cependant, par exception, persister longtemps.

V. — Ils peuvent, rarement il est vrai, réaliser un tableau d'insuffisance cardiaque grave, qui, en général, sous l'influence d'une thérapeutique appropriée, guérit sans laisser de traces.

VI. — Sur les cardiopathies préexistantes, l’effet de la grippe est extrêmement variable. Il faut toujours craindre une aggravation possible.

VIT. — I] faut tenir le plus grand compte des réveils infectieux en ce qui concerne surtout la syphilis et le rhumatisme . articulaire aigu.

VIT. — Le pronostic de la grippe cardiaque est toujours délicat à poser et l’on retrouve là tous les caprices de la grippe. [l faut s'imposer de surveiller le cœur très attentivement, quelle que soit la nature des troubles cardiaques. Il est nécessaire d'une part de se méfier, même si l'atteinte paraît légère ; d’autre part, si la défaillance myocardique est très grave, 1l faut, avant tout gagner du temps, et savoir renouveler à chaque instant une thérapeutique d'urgence, dans l’espoir d'une « restitutio ad integrum ».

Vu, le Doyen : : Vu, le Président :

BALTHAZARD. CH. ACHARD.

Vu et permis d'imprimer, Le recteur de l Académie de Paris :

CHARLÉTY.

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