HISTORIQUE
La connaissance de cette variété de grossesse ectopique est de date relativement récente puisque c'est en 1801 que Schmidt en produisit la première observation. En réalité, c’est Mauriceau qui, le premier, la signala par la figure représentée dans le Traité des maladies des femmes grosses. Meyer de Bonn créa, dans la suite, l’expression de grossesse intersticielle.
Les auteurs classiques la considèrent comme extrémement rare. Fabre et Bégouin la disent aussi exceptionnelle qué la grossesse ovarienne. Lawson-Tait dénombre 1 grossesse intersticielle sur 100 tubaires. Martin n’en a observé qu'une sur 77 cas de grossesses extra utérines. ’
Von Schenck, dans sa thèse (1894), sur 610 cas de grossesses ectopiques, n’a trouvé que 14 cas de grossesses intersticielles. Rosenthal, sur 1324 cas, n’en a trouvé que 14, et Rosswinkel n’a pu rassembler dans la littérature médicale, jusqu’en 1897, que 17 cas de grossesses intersticielles avérées.
Delagenière (Archives de Chirurgie, 1902) dit que la rareté consacrée par l'opinion universelle n’est qu’apparente et qu’il aurait eu, «dans sa pratique, l’occasion d’enlever plusieurs fois l’utérus contenant, dans son épaisseur, des caillots considérés comme hématomes intersticiels venant de tumeurs malignes dans l’organe ».
Schultze pense que la variété tubo-utérine serait très fréquente et souvent méconnue, précisément en