‹ Contribution à l'étude de la Hernie Épigastrique ÉtrangléeChapitre 48 sur 70 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

Lucius W. HOTCHKISS: Annals of Surgery, Philadelphie, 1911 (in Thèse KERZREHO, Lyon 1930-1931, n° 39)

s'agit d'un malade de 63 ans, porteur d’une hernie épigastrique qui, depuis trois jours, souffre de douleurs abdominales violentes, avec vomissements et distension de l’abdomen. Il n'y a pas d'arrêt des gaz. L'homme est un alcoolique avéré, qui a souffert d'accès de gastrite d’origine éthylique, simulant absolument une crise comparable à celle cidessus décrite. Le médecin ne diagnostique pas un étranglement tout d’abord, mais les signes devinrent plus marqués, et l’on pensa alors à une obstruction intestinale.

Examen: Homme petit, trapu, corpulent. Pouls très petit. Vomissements fécaloïdes fréquents. Abdomen distendu et sensible, Hernie sus-ombilicale de bonne dimension, douloureuse, irréductible.

Intervention : Anesthésie à l’éther. Incision médiane susombilicale. La hernie a trois orifices, un grand et deux petits, avec épiploon hernié adhérent dans les trois orifices. On le resèque. Dans l’orifice principal, on trouve une anse grêle étranglée et gangrénée. Résection immédiate. Anastomose termino-terminale. Fermeture de la paroi.

Pendant l'opération, injection intraveineuse de sérum physiologique.

AE

Après l'injection, morphine, car le malade se plaint. Aprè: un court sommeil, dyspnée et pouls filant. Le malade meurt malgré les soins rapides.

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