‹ Contribution à l'étude de la Hernie Épigastrique ÉtrangléeChapitre 51 sur 70 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

GATEWOOD, The Journal of American Medical Association, 1916, vol. LXVI, page 85 (in Thèse ROUSSEAU)

Le malade est un homme de 40 ans, laboureur de son métier. Il présente une douleur continuelle, trois jours avant son admission à l'hôpital, dans la portion supérieure de l’ab- : domen. Cette douleur s'accompagne d’une tuméfaction grosse comme un citron à mi-chemin entre l'ombilic et l’appendice xyphoïde. De plus, il existe des vomissements continuels. La hernie épigastrique existe depuis l'enfance: elle est survenue après un tamponnement par un wagon. Le malade avoue, dans ses antécédents, avoir eu déjà un certain nombre de crises analogues à celle qu’il présente.

L'état général est bon, malgré des vomissements continuels. L’haleine a une odeur d’acétone. La peau est froide:

NÉE l'abdomen est distendu. On constate qu’il n'existe pas de matières fécales dans le rectum.

Sur la ligne médiane, à deux pouces et demi au-dessus de lombilic, on aperçoit une tumeur ovoïde ferme, de deux pouces et demi de diamètre.

, Opération: Anesthésie locale par infiltration de la paroi à la novocaïne à 1/200° adrénalinée. Après avoir pratiqué une incision transversale, On découvre une tumeur grosse comme un Citron qui sort par une ouverture circulaire de la ligne blanche, qui mesure environ un pouce de diamètre. On constate la présence de liquide à l’intérieur du sac, en même temps que celle d’une anse grêle longue de quatre pouces, congestionnée, avec épiploon adhérent. On enfouit une portion däntestin par des points à la « Lambert », on réintegre l’anse. On ligature et on resèque l'épiploon. On note l'existence d’une petite masse de graisse adhérente à la partie supérieure du sac. On pratique la fermeture de la paroi selon la méthode de « Mayo » en laissant un drain en place. On obtient une guérison « per primam ».

OBSERVATION XVI GATEWOOD, The Surgical Clinics of Chicago avril 1919, vol. If, n° 2 (in Thèse ROUSSEAU)

Il s’agit d’une juive russe de 67 ans, mère de dix enfants. Sa hernie épigastrique constitue une vieille histoire: en 1893, après des efforts prolongés, elle serait apparue, et aurait graduellement augmenté de volume; puis, à différentes reprises également. Cette tumeur a provoqué fréquemment des crises douloureuses, dont la plus récente remonte à neuf jours (douleur violente sans vomissements), mais avec des douleurs intermittentes depuis. II ÿ a vingt-quatre heures, le premier vomissement a fait son aparition, s’accompagnant

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d’une douleur très violente. Un lavement a provoqué l’expulsion d’une selle.

Examen: la malade est obèse. Son abdomen est tendu, tympanique, peu douloureux. Au-dessus de lombilic, existe une petite masse de trois centimètres de diamètre, qui est le siège de douleurs très vives. Le diagnostic clinique porté est celui de hernie épigastrique étranglée.

Opération: Anesthésie générale à l’éther. Après incision elliptique, on met à jour un sac de huit centimètres de diamètre. Après l’avoir isolé, on l’incise. Il s’y trouve de l’épiploon œdématié et adhérent. Mais, après ligature et section de cet épiplooon, il ne semble pas que ce soit la cause des phénomènes aigus.

On découvre une deuxième hernie, trop petite pour déiormer l’abdomen. Le sac a la forme d’un champignon au-dessus de l’ombilic; il contient de l'intestin violet et du liquide brun-foncé: il s’agit du côlon transverse pincé latéralement dans un anneau de constriction de un centimètre de diamètre. Après arrosage au sérum, on pratique un enfouissement (par quelques points de Lambert) de la portion étranglée. On pratique alors la ligature et la resection du sac, puis la fermeture de la paroi à la Mayo. Suites opératoires normales et guérison.

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