‹ Contribution à l'étude de la Hernie Épigastrique ÉtrangléeChapitre 64 sur 70 · OBSERVATION XXIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIX

MM. À. FOLLIASSON et HÉRAULD : Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, 8 mai 1933. Rapport de M. J..SÉNE- QUE. .

I s’agit d'un homme de 78 ans, ignorant l'existence de sa hernie, qui est pris brusquement dans la nuit du 4 août 1932, de vives douleurs abdominales à siège péri-ombilical. Des vomissements alimentaires, puis bilieux, accompagnent ces douleurs ; il y a également arrêt des gaz. Hoquet. Température normale; pouls, 85.

Le malade est vu le lendemain ; le malade est ballonné principalement dans la région sus-ombilicale et ce météorisme est rapporté à une dilatation du colon transverse sur toute sa longueur.

À la palpation, on découvre l'existence d’une hernie épigastrique siégeant à trois travers de doigt au-dessus de l’ombilic et un peu à gauche de la ligne médiane. Cette hernie a six centimètres de large et cinq centimètres de hauteur; son irréductibilité est absolue; son collet douloureux.

On porte le diagnostic d'étranglement herniaire, avec probabilité de pincement ou d’occlusion intra- sacculaire d’une partie de la paroi du colon transverse.

Intervention le lendemain sous-anesthésie Beale complétée par quelques gouttes de chloroforme.

Le péritoine incisé, on se rend compte que la grande courbure de l'estomac est attirée à sa partie moyenne vers le collet herniaire et y est fixée par quelques adhérences lâches. On trouve également dans le sac une frange graisseuse du grand épiploon qui présente des symptômes manifestes d’étranglement. Le colon transverse apparaît très distendu, coudé au point correspondant à l'implantation de la frange. Sa paroi apparaît également épaissie, enflammée.

Résection de la frange épiploïque et réfection de la paroi plan profond à la soie, plan.cutané aux crins.

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