LEUR: "RS
lade n'ayant plus aucune réaction). Six heures plus tard, émission de gaz. Douze heures plus tard, selle abondante, très fétide. Devant la difficulté des injections intraveineuses, on se contente de faire du sérum physiologique sous-cutané. L'état général s'améliore rapidement.
Suites opératoires normales.
OBSERVATION XXVII Hernie épigastrique étranglée, symptômatique d’un ulcère duodéno-pylorique en voie de perforation : MM. J. CREYS-
SEL et G. ARNULF, Lyon Médical, 1°" mai 1933, année LXV, N'#14.
T.., 24 ans, jusque là bien portant, arrive à la consultation de l’Infirmerie de porte en marchant, le 12 octobre 1932, Il vient pour douleurs épigastriques et vomissements.
Le 11, octobre 1932, après l’apéritif, il ressent une douleur épigastrique assez intense. Dans la journée, ces douleurs persistent et s’accompagnent de quelques vomissements. Il vient alors à l'hôpital. On se trouve en présence d’un homme robuste, sans antécédents gastriques.
Température à 37°6; pouls à 75.
À l'examen de l’abdomen, on localise une zone douloureuse nette dans la région épigastrique, mais sans contracture. Tout de suite l'attention est attirée par une hernie épigastrique, à droite de la ligne blanche, dont le malade ignorait l’existence,
Cette hernie, du volume d’un œuf de pigeon, est dure, tendue, douloureuse et irréductible.
Aussi porte-t-on le diagnostic de hernie épigastrique étranglée. On fait cependant des réserves pour une lésion gastrique sous-jacente, étant donné le début de laffection.
Intervention : (Docteurs CREYSSEL, ARNULF). Anesthésie générale. On incise sur la hernie. La paroi est très vasculaire.
ER rot
Il s'agit d’une épiplocèle, étranglée, sur un anneau assez lâche. 11 n’y a pas d’intestin dans le sac herniaire.
En vérifiant l'estomac, on remarque la présence d’une ou deux fausses membranes dans la région duodéno-pylorique. Mais au toucher à doigt nu, on ne perçoit pas d’ulcère.
Ce n’est qu’en extériorisant davantage l’estomac que l’on voit sourdre quelques gouttes de liquide gastrique par un orifice punctiforme, mais à l’emporte-pièce. Il s’agit bien d'une perforation minime d’un ulcère duodéno-pylorique. Enfouissement, gastro-entéro-anastomose postérieure au bouton.
Suites simples. Le malade sort guéri au douzième jour.