‹ Contribution à l'étude de la laineChapitre 11 sur 61 · DR. P · texte numérisé non relu

DR. P

BErRGMANN. D). R. P., 417-707 (1923). "

(8) Merriz. J. of. Ind. Eng. Chem., t. xvi, p. 1144 (1924), et

t. xvVir, p. 30 (1925).

modifie la protéine de telle façon qu’elle est plus facilement attaquable par les alcalis. Mance KaAYE et Rob.- Henry MarriorTr (1} concluent de leurs essais que l’épilage est fonction de la concentration en S”. KusTER (2) voit dans cette attaque une action des polysulfures (formés aux dépens des sulfures et de l’oxygène de l’air) qui détermine une coupure progressive de la kératine. Cette coupure, amorcée au complexe renfermant la cystine, se poursuit par hydrogénations et déshydrogénations successives.

BERGMANN (3) a montré récemment que, dans tous les cas, l’action destructrice des sulfures alcalins sur la cystine est très minime par rapport à la protéolyse, à moins qu'on ne fasse agir le sulfure dans des conditions particulièrement énergiques. D’après ce savant, on peut distinguer :

1° Une libération des liaisons spécifiques de la protéine ;

2° Une attaque des fragments ainsi isolés, particulierement de la cystine. BERGMANN et ses élèves (STATHER, MrEexELEYy, KANN, etc.) cherchent à justifier cette théorie en opérant sur des produits de constitutions bien connues, par exemple, des dicétopipérazines renfermant de la cystine.

La laine possède un caractère amphotère nettement

(1) Maoce Kays et Rob.-Henry Marriott. 1. S. L. T. ©., t. 1x, p. 59 (1925).

(2) Kusrer. Z. f. ang. Chem., t. xxxvut, p. 216. (1925). (3) BerGMANN et SrarHer. Collegium, p. 109 (1925). Cf. BerGMANN et SrarHer. Collegium 6, p. 249 (1926) ; Zeit. f. Physio. Chein., t. ox1x, p. 18 (1926).

Paul PurewKa. Zeit. f. Physio. Chem., t. oxxxxvi, p. 130 (1925). :

E.-Ageno WazLa et G. Bornari, cité par J. Soc, Dy. Col., p. 201 (1926). -

accusé. Léo ViGnon (1) l’a montré le premier par la mesure des quantités de chaleur dégagées, lors de l’immersion de flottes de laine dans les acides et les alcalis.

Les acides dilués n’exercent pas une action bien apparente sur la laine, même à chaud ; toutefois, la fibre devient moins douce au toucher, son affinité tinctoriale est accrue. La laine retient énergiquement les acides; ils ne sont éliminés complètement que par des lavages répétés et cela partiellement, semble-t-il, sous forme de sel ammoniacal.

Les alcalis sont retenus un peu moins solidement que les acides, mais leur action est sensible pour des dilutions bien inférieures, surtout à chaud. Ils attaquent la protéine et on peut reconnaître dans la solution la présence de sulfures et de produits biurétiques.

Les acides et les alcalis facilitent le feutrage de la laine; ce phénomène, dont le mécanisme est encore discuté (théores de MoxGe et Justin MuELLER), peut être paralysé au moyen d’un fixage ou d’un chlorage préalables de la laine.

Cette dernière opération, très délicate à réaliser du point de ue industriel, peut s'effectuer par voie humide au moyen de passages successifs de courte durée dans des bains d’hypochlorites et d’acide (2) (Mercer, KNEcuT, MxexEs, LopcEe, Tayror, HiGGiNs, SCHEURER, TROTMAN, ete.) ou, avec moins de chances d'accident, semble-t-il,

par action du chlore gazeux sec sur la laine sèche, comme l'ont montré Vienon et Morcarn, Knecur et surtout, récemment, MEUNIER et LATREILLE (loc.-cit.).

La laine chlorée est moins sensible au feutrage, elle est

(1) Léo Vicnox. Extrait des rapports du Labor. d'études de la Soie, vol. xr1r (1906-1907).

(2) Cf. notamment Trorman. Jouwrn. of the Soc. of Chem. Ind., 15 juillet 1922 et 7 mai 1926, de LI

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