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déterminer la teneur en gaz sulfureux de cette fibre. I suffit de doser la quinone fixée par la laine à étudier au bout de deux heures et de déterminer, en second lieu, la quinone fixée par la même laine, au bout du même temps, après lavage complet à l’eau distillée, pour avoir, par différence, la quinone réduite par le gaz sulfureux.
On peut, d’ailleurs, procéder encore plus simplement, : sans avoir besoin de recourir à un lavage long et qui risque d'amener des modifications gênantes.
Dans ce but, on prendra plusieurs fois 1 gramme de laine que l’on mettra dans des solutions de concentrations croissantes et connues de benzoparaquinone dans l’eau distillée.
Les essais seront ensuite disposés à l’obscurité et agités par intervalles.
On laissera en contact douze heures, par exemple, puis on sortira les échantillons.
Tant que la quinone n’a pas oxydé tout le gaz sulfureux que peut contenir l’éprouvette de laine, il n’y a pas oxydation de la protéine, c’est-à-dire pas de coloration.
Il suffira de noter le premier échantillon coloré et de faire les calculs de la teneur en gaz sulfureux en se servant de la concentration initiale en quinone du bain correspondant.
Le gaz sulfureux de la fibre est transformé en acide sulfurique par la quinone et, dans les solutions sulfuriques, la quinone monte en jaune chamoiïs. Les laines blanchies au soufre tirent done en jaune chamoiïs dans les solutions de quinone.
Sensibilité de la réaction à la quinone.
La réaction à la quinone est d’une très grande sensibilité; on peut la reproduire, avec des intensités diverses,