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On peut traduire ce fait en disant que l’insolation déve-
Freure 6.
loppe le pouvoir réducteur de la laine. On sait, d’ailleurs, que la réactivité au nitroprussiate et l’apparition du pouvoir réducteur se juxtaposent souvent dans les dénaturatrons de protéines.
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Il serait imprudent d'attribuer uniquement à la présence de gaz sulfureux, formé par insolation, la différence observée dans les fixations de quinone, avant et après insolation, car des mesures directes d'azote aminé, effectuées sur une même laine, nous ont montré (voir chapitre spécial) que l’insolation entraînait une hydrolyse de la matière protéique, le taux de l’azote aminé étant notablement plus élevé après qu'avant.
Or, plus il y à de groupes aminés, plus la laine fixe de quinone.
Fixation de la quinone par la laine désaminée,
Les groupements NH? aminés primaires ne sont pas indispensables pour que cette fixation ait lieu. Ce qui démontre que la réaction à la quinone ne peut être invoquée comme constituant une preuve irréfutable de la présence de tels groupes NH? primaires dans une protéine.
En effet, après avoir désaminé de la laine par action de l'acide nitreux, bien éliminé l’acide nitreux en excès par des lavages très poussés à l’eau distillée, nous avons-étudié la fixation de quinone par une telle laine dépourvue de groupes aminés primaires, comparativement avec la inême laine avant le traitement à l'acide nitreux.
Les résultats sont traduits par les courbes ci-contre qui montrent clairement que, si la laine désaminée fixe moins de quinone que la laine ordinaire, elle en fixe cependant encore des quantités notables (fig. T).
A.-W. Taomas et S.-B. Fosrer (1), dans une étude récente du tannage à la quinone du collagène désaminé,
trouvent également une différence sensible dans les fixa-
(1) A.-W. Tomas et S.-B. Fosrer. J. Am. Chem, Soc.,t. XXXX VIN, p. 489 (1925),
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tions de quinone par le collagène et le collagène désaminé. Il faut ajouter qu'il convient d'accueillir les résultats obtenus avec la laine désaminée avec la plus grande cir-
Titre de la liqueur résiduaire SON No 5 à
40 60 100 120 a ee 180 . IGURE 7.
conspection, l’action de l’acide nitreux sur ce protide ne se bornant pas au remplacement pur et simple des NH? par le groupement oxhydryle neutre.
Applications de la quinone.
Le quinonage de la laine, breveté par MEUNIER en 1908, a reçu d’intéressantes applications, notamment pour les laines de bonneterie et les feutres de papeterie.
L'industrie tinctoriale peut également mettre à profit l’effet de mordant apporté par la quinone pour renforcer quelques teintures et réaliser une économie appréciable de colorants, dans quelques cas (1).
On pourrait craindre que les teintures ainsi exécutées sur fond de laine quinonée ne présentent qu’une médiocre
(4) Meroree. T. I. B. À., t. 1, p. 185 (1923).
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solidité à la lumière, attendu que la couleur violet-brun, conférée par la quinone à la laine, ne présente aucune stabilité à la lumière.
Il n'en est rien, comme nous nous en sommes assurés, et l’on doit supposer qu’il y a une réaction entre la combinaison formée par la laine quinonée et la matière colorante au moment de la teinture.
Mais, à vrai dire, le terme de mordant semble excessif, car nous n'avons pas pu constater expérimentalement que les colorants tiraient plus vite ou plus complètement sur laine quinonée. 5
Un quinonage de la laine antérieur à la teinture semblerait surtout intéressant lorsque cette teinture doit se faire à la cuve, le tannage pouvant entraîner une protection appréciable de la fibre contre les agents alcalins.
Des essais faits dans ce sens ne nous ont pas donné de résultats bien nets et il convient de les reprendre en y adjoignant des mesures dynamométriques précises.
Dans les cas où le quinonage rabat trop la nuance, on peut substituer à la quinone ordinaire son dérivé sulfonique dont l’application et les effets sont en tous points semblables, mais qui communique à la laine une agréable couleur saumon qui n’enlève rien à la vivacité du colorant qui est appliqué ensuite.
2° RÉACTIONS A LA NINHYDRINE ET A L'ALLOXANE (1).
Nous venons de voir tout le parti que l’on pouvait tirer d'une expérience aussi simple, en apparence, que le qui-
(1) Réaction de l’alloxane, voir :
SrRECKER. À., b.0xxvI, p. 863 (1862).
Hurrzey et Wosrox. J. Chem. Soc., t. LxxxxIx, p. 288 (1911). PrLory et Finxx. À., t. cooxxxnr, p. 22 (1904).
nonage de la-laine pour démontrer, en particulier, la présence de SO? sur la fibre insolée.
Nous avons cherché à confirmer ces premiers résultats par. d’autres méthodes.
Nous avons reconnu que l’alloxane et la ninhydrine constituaient deux réactifs commodes et d’une extrême sensibilité.
: On sait que la laine, plongée dans une solution aqueuse -d’alloxane, se colore en un très beau rouge qui n’est autre que la murexide.
Le mécanisme de cette réaction est le suivant :
L’alloxane oxyde les amino-acides suivant le schéma :