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THÉORIE DU GONFLEMENT DE PROCTER ET WILSON

En 1900, Donvax (1) publia une théorie originale de l’équilibre qui s'établit entre deux solutions d’électrolytes séparées par une membrane perméable à toutes Les substances présentes, sauf à un seul ion.

Malgré quelques critiques de détail (Hwuckez) (2), la théorie est encore généralement admise aujourd’hui.

C'est le grand mérite de PRoCTER et WIizsoN d’avoir étendu ces considérations à l’étude du gonflement de la gélatine.

Leur théorie repose sur deux hypothèses :

1° Les acides donnent, avec les protéines, des sels très fortement, sinon complètement 1onisés.

2° Le gel joue le rôle d’une membrane à laquelle on peut appliquer l’équilibre de Doxnan.

Se basant sur ces deux théories, PROCTER et WiLsox (3)

(1) Donnan. Zeit. f. Elektro., &. xvix, p. 572 (1911). (2) Hüokez. Koll. Zeit., tome du « Jubilé de Zsigmondy », p. 204 (1925). (3) Procrer. J. Chem. Soc., t. cv, p. 3818 (1914). Procrer et Wizson. J. Chem. Soc., t. orx, p. 307 (1916).

ont déterminé théoriquement et expérimentalement, dans le cas de la gélatine immergée dans des solutions d'acide chlorhydrique de concentration variant de Pn=1 à Pa=—5:

a) Quelles étaient, à l’équihibre, les quantités d'acide, fixées par la gélatine à l’état de chlorure, retenues par la gélatine à l’état de solution, et enfin restant dans la liqueur externe,

b) Quels étaient, à l'équilibre, les états de gonflement de la gélatine.

Les résultats prévus par la théorie ont été parfaitement vérifiés par l'expérience et, au point de vue du gonflement, ils sont résumés par une courbe présentant un maximum très accusé pour une concentration en HCI, à l'équilibre, correspondant à PH—2,6. Les travaux de PRoCTER et Wizsox ont été complétés par Log (1) qui à montré que, pour les valeurs de Pr—4,7, la gélatine ne possédait aucune affinité pour les acides et les bases et que, conséquemment, elle montrait un minimum de gonflement très net (point 1s0-électrique).

(1) J. Log. Travaux résumés dans les deux ouvrages: Les Protéines, traduction H. Mourow, Paris (1924), et La Théorie des phénomènes colloïdaux, Paris (1925).

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