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CHIMIE DE LA LAINE

La laine brute renferme des quantités variables d’impuretés comme le suint, des matières minérales, des poussières, etc.

Le suint se divise lui-même en deux parties : la première, dite suint soluble dans l’eau, est constituée par les produits de sécrétion sudorique et sa composition se rapproche donc de celle de l'urine d’un herbivore ; la

deuxième, appelée graisse de suint, insoluble dans l'eau,

(1) Harrison. Loc.-cit., Cf. J.S.C.I. (1918). Herzoc. Chem. Zertg, t. xxxx, p. 528 (1916): Cf. J.S.C.I. (1916).

(2) J.-B. Srxakmax. J. Soc. Dyers and Col., t. xxxx, p. 408 (1924) : Textile Institute, t. xvir, p. 457 (1926).

Voir aussi : ; Reports on Colloid Chemistry, publiés par la « British Association for the advancement of Sciences ».

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soluble dans la plupart des solvants organiques, facilement émulsionnable par l’eau de savon, rentre plutôt dans la catégorie des cires.

L'analyse (1) de ce produit très complexe, commencée par VAUQUELIN, CHEVREUL, SCHULZE, effectuée surtout par Darmsrarprer et Larscnurz, BuisiNE, a montré que l’on avait affaire à un mélange de cholestérine libre, d'éthers de la cholestérine et de l’isocholestérine, et quelquefois d'acides gras libres. Ce suint gras vient de la sécrétion sébacée,

Les diverses sortes de laine laissent, par calcination, une quantité variable d’un résidu minéral.

Comme le suint, les substances minérales peuvent se diviser en deux portions : l’une, soluble, comprenant des carbonates, phosphates, sulfates de sodium, calcium, aluminium, fer, rarement magnésium, et une partie insoluble qui est un silicate de calcium et de fer. La première portion est, en général, trois fois plus considérable que la deuxième.

Dans ce qui va suivre, nous supposerons que la laine est complètement débarrassée de “suint soluble ou gras par le procédé Dumas d’épuisement à l’eau chaude, à l'alcool et à l’éther ou par tout autre procédé industriel.

Nous supposerons également que la petite quantité de matière minérale ne fait pas partie intégrante de la laine, contrairement à l’opinion de MATHEwWS (2) et de BUuCHTALA

(1) Frémy. Encyclopédie, t. x (Textiles) (1890). Wuerz. Dictionnaire et Supplément.

UrzManN. Eneyklopädie d. Tech. Chemie, +. x11, p. 115-122 (1922).

Darmsragprer et Lirsonurz. Berichte, t. xxvVItx, p. 3133; t. xx, p. 618-1474 et 2890 (1896).

(2) Maraews. Textile Fibres, p. 124 (1924); cité par BaARRITT,

Text. Inst., t. xvix, p. 113 (1926).

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