‹ Contribution à l'étude de la laineChapitre 5 sur 61 · RARE · texte numérisé non relu

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la laine et considérée par J'uSsTIN-MUELLER comme la cause du feutrage (1).

L’éclat de la laine est très variable : les fibres lisses et raides sont plus brillantes que les fibres fines; cela vient de la disposition des écailles épithéliales : lorsque celles-ci sont plates et disposées régulièrement, elles réfléchissent . mieux la lumière.

Quelques sortes de laines sont naturellement colorées par un pigment, irrégulièrement réparti dans les cellules, dont la couleur va du jaune au brun noir, mais qui, contrairement à une idée très répandue, n’est pas aussi solide à la lumière et aux divers agents qu’on a bien voulu le dire.

Le commerce livre à l’industrie la laine sous plusieurs états : laine brute; laine lavée à dos, c’est-à-dire sur le dos même de l'animal; laine en toison, lavée après la tonte; laines venant d'animaux abattus et séparées de la peau par l’enchaucenage où l’échauffe.

Les laines tondues sur le vif ne sont pas sensiblement supérieures à celles qui sont coupées sur l’animal mort; il y a, par contre, un abaissement appréciable de la qualité lorsqu'on fait appel aux procédés d’échauffe et surtout d’enchaucenage.

La valeur commerciale d’une laine est établie sur sa finesse, sa douceur, son aptitude à feutrer et à friser, sa ténacité, son élasticité, son affinité pour les matières colorantes (GEAy, loc.-cit.).

Examinée aux rayons X, contrairement à la soie, la laine ne possède pas une structure cristalline (2), ce qui nous prive d’un moyen d'investigation très précieux.

(1) Jusrn-Muerzer. Koll. Zeit., p. 114 (1909). (2) R.-0. Herzoc et W. Yanoke. Berichte, t. Lit, p. 2162 (1920). Brizz. 4nnalen, t. cocoxxx1v, p. 204 (1923).

Voir aussi: k d | Kurr Meyer et Fixenrsomer. Melliand Textilb. (juillet 1926).

Elle est douée d’un pouvoir polarisant considérable, comme le démontre son examen au microscope polariseur avec nicols croisés (1).

La laine partage, avec la plupart des matières protéiques, une fluorescence bleue, très légèrement violacée, à la lumière de Woo. |

J.-B. SPEAKMAN (2) considère la laine comme un gel; mais, au lieu de lui attribuer la structure diphasée des gels ordinaires, il conclut de ses essais d’extensibilité et d’élasticité que la fibre de laine résulte de la superposition de deux gels.

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