‹ Contribution à l'étude de la laineChapitre 9 sur 61 · C4 H71 O8 NUS · texte numérisé non relu

C4 H71 O8 NUS

Mirzzs et TAKAMINE (1), dans leurs études de la fixation des acides par la laine, se basent sur. des chiffres faux donnés par le « Gmelin’s Handbuch » et arrivent à la formule.

C2 H157 N5 SOS WEHiTELY (2) relève l'erreur et montre que l’analyse Û=499%% SEC UR N=16,06% conduit à CE HA OU N2S

Wirr et LEHMANx (3) donnent les limites suivantes C0 CH = 082 ON IS ALT Sad

WAENTIG (4) réduit l’indécision de la teneur en azote en montrant que celle-ci s’écarte peu de la moyenne de 16,3 pour toutes les laines.

GoruP-BESANEZ (5) détermine les limites de la teneur en soufre pour laquelle les chiffres les plus disparates avaient été publiés.

I semblait enfin que cette teneur variait peu autour de 3,4 % pour toutes les qualités de laine. TROTMAN et Bezz (6) ayant montré que les écarts tenaient principalement aux imperfections des moyens de dosage, ces ch1mistes proposent pour.le dosage une petite modification de la méthode due à Denis BÉNÉDICT.

(1) Mrs et Takamine. J. Chem. Soc., t. xxxx11r, p. 142 (1883).

(2) Waxrrezy. J. Chem. Soc., &. v, p. 142, Proc. (1886).

(3) Wzrr et LenMmann. Technologie der G'espinstfasern, +. 1, p. 88; Cf. Engeler Thèse Zürich (1925).

(4) WaenrTiG. T'extilforschung, p. 49 (1920) ; Cf. Engeler.

(5) Gorur Besaxez. Ganswindt: die Wolle, p. 58.

(6) Trormax et Bezz. Journ. of the Soc. Chem. Ind., p. 10 (1926).

Barrirr (1), dans un très récent travail, vient de tout remettre en question. Après une étude critique des méthodes d'analyse et de calcul, il arrive à la conclusion que la meilleure méthode est celle de CARIUS, pourvu que l'opération soit bien conduite. Il montre que la teneur en soufre varie beaucoup avec la qualité de la laine; elle est, par exemple : 3,03 pour une laine mohair grossière, 4,13 pour de la laine fine de mouton gallois; elle varie avec la portion de la toison d’un même animal soumise à l’analyse.

La composition de la laine n’est donc qu'à peu près constante; d’ailleurs, comme le fait remarquer justement BARRITT, 1l n’est pas possible de se prononcer entre deux formules brutes telles que

C41 H7 OU NZ S et C4 HZ OU N2S&

Indépendamment des éléments dont nous venons de parler, on à signalé l'existence de l’arsenic. On sait le rôle important que joue cet élément dans l'organisme animal depuis les travaux de GAUTIER (2) et de BERr- TRAND (3).

THorPe (4), auteur d’une méthode de dosage de l’arsenie, à appliqué son procédé à la recherche et à la détermination de ce métalloïde dans divers produits, notamment dans la laine. Il en a trouvé dans presque toutes les variétés, mais en quantités extrêmement faibles. Il est possible, d’ailleurs, que cet arsenic ait été introduit accidentellement et ne soit pas un élément essentiel et constant de cette fibre,

(1) Barrrrr. Textile Institute, p. 111 (mars 1926): Textile Institute, p. 386 (août 1926).

(2) Gautier. P. ex. C.R., t. cxxxt, p. 361 (1900).

(3) Berrranb. Ann. Inst. Pasteur, t. xvr, p. 553 (1902).

(4) Tnorre. J. Chem. Soc., t. LxxxIX, p. 408 (1906).

— 1 l/ ts

La laine donne les réactions, dites caractéristiques, des matières protéiques : réaction du biuret, réaction de MILLON, réaction xanthoprotéique, réactions de Moziscx et d'ADAMKIEWICZ.

Son insolubilité presque absolue à froid, dans l’eau et les réactifs acides, alcalins, salins, dilués, et la présence de soufre ont permis de classer la laine dans le groupe des scléroprotéines, famille des kératines.

Son étude chimique fut amorcée par CHEVREUL. CHAM- PION (1), recherchant le corps qui apportait à la laine sa très grande affinité pour les matières colorantes, cerut l'avoir trouvé dans l’acide lanuginique, dont la préparation fut améliorée et les propriétés mieux étudiées par KNECHT et APPLEYARD (2). Cet acide donne, en effet, la plupart des réactions protéiques citées précédemment; il donne des précipités avec les tanins, les sels, les matières colorantes, ce qui paraissait apporter une explication suffisante des phénomènes de mordançage et de teinture.

CHAMPION donne à cet acide la formule C3%8 H50 N5 O1, nécessairement fausse, car, bien que contrairement à la laine dont on part pour sa préparation, il ne noircisse pas le plombite de sodium, il renferme du soufre dans la proportion de 3 %.

Après avoir longtemps fait jouer à l’acide lanuginique le rôle le plus important, on s’est rendu compte que cet acide n’est pas un corps pur, mais un mélange de polypeptides et d'acides aminés provenant d’une hydrolyse plus ou moins accentuée, mélange dans lequel la présence de tyrosine déterminait les principales propriétés observées.

(1) CæamMpiow. C. R., t. Lxxir, p. 330 (1871). (2) Kneomr et Appceyarp. Berichte, p. 1120 (1889). Voir aussi :

L. Maromzewski et Mie A. Nowornowna. Albumose de laine, B. À., i., p. 870 (1923).

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La connaissance de la structure chimique de la laine est intimement liée au progrès de l’étude des protéiques.

L'étude chimique de la laine fut continuée par ScHurT- ZENBERGER (1) qui lui appliqua sa méthode d’hydrolyse par l’eau de baryte à 150-180°. Ce savant obtint transitoirement de l’acide lanuginique, puis de l’ammoniaque, du gaz carbonique, de l’acide acétique, de l’acide oxalique, du pyrrol, quelques produits volatils non identifiés et un résidu fixe renfermant des amino-acides, parmi lesquels la leucine, la tyrosine, les leucines et leucéines butyriques et valérianiques, un acide C19 HI16 N2? Of, de la glucoprotéine.

SCHUTZENBERGER condensa ces résultats dans une formule lui permettant d'expliquer la formation des divers corps dont il avait décelé l’existence dans le résidu fixe :

correspondant à la composition suivante C=SOSS H=TS NP O=2% S=3,1 %

SCHUTZENBERGER fait remarquer que si on enlève de la tyrosine au résidu fixe, on a alors sensiblement la même formule que dans le cas de l’albumine.

On substitua, par la suite, des procédés plus perfectionnés à ceux de SCHUTZENBERGER et, par application des méthodes de FISCHER (2), ABDERHALDEN et VOITINOVICI (3)

(1) SoxurzeNserRGER. €. R., t. Lxxxvr, p. 767 (1878): B. Soc. Uhem. (2), t. xxx, p. 568 (1878); Wurrz, 2 supplément, p. 128 (1892).

(2) Friscner, Untersuchungen über aminosaüren, polypeptide und Proteine, t. 1 (1906), 2 édit. 1919.

(3) ABDERHALDEN et Vorrinovicr. Zeit. f. Physio. Chem., t. zur, p. 348 (1907).

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publièrent en 1907 un tableau des produits d’hydrolyse acides de la laine, plus complet que celui de SCHUTzEN- BERGER :

Gycocolle ....... HÉSTLISENDE RATE lee ERA ENS R ne 4,2 % | Acide asparagique. 2,3 % NAT Ce 2,8 % | Acide glutamique. 12,9 % Heueiné :1,4.:....5 MES TETOsine LE en, AD Proline se... 4,4 + Cystine RE AA ME 7,8 ce

Ce tableau est cependant insuffisant si l'on considère que la moitié à peine (49,2%) des produits d’hydrolyse ont pu être identifiés avec certitude.

Depuis, les méthodes de séparation ont été perfectionnées; pour certaines protéines, on a caractérisé une proportion nettement plus élevée des produits d’hydrolyse; Dakix à porté à 91 % cette proportion dans le cas de la gélatine.

Un tel document fait défaut pour la laine, il est à souhaiter que cette lacune se comble rapidement.

Quelque précieuse que soit la connaissance exacte de la nature et de la quantité des amino-acides, elle ne peut apporter une idée précise et définitive sur les enchaînements qui les relient dans les matières protéiques. Une discussion, même simplifiée, des modes -de liaison des amino-acides sort du cadre de ce travail. Rappelons que la théorie de l’enchaînement peptidique de FISCHER, après avoir contenté l’opinion pendant plusieurs années, n’est

plus jugée satisfaisante.

L'opinion la plus répandue à l'heure actuelle consiste à admetre que les matières protéiques ne peuvent plus être considérées comme des édifices énormes, rigides, identiques aux polypeptides de FISCHER, mais comme des chapelets de petits édifices dont chacun renferme un nombre réduit

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