‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose Cutanee (volume 2)Chapitre 11 sur 30 · AL CRUE · texte numérisé non relu

AL CRUE

soude, dans l'exemple choisi : c’est la moilié du volume des jaunes. On le fera en remuant le liquide, et en ver. sant la lessive par petites quantités de manière à avoir un mélange bien homogène.

A partir de ce point, ajouter la soude centimètre cube par centimètre cube,toujours en bettant le mélange, et en vérifiant à chaque fois à la pipette la solubilité du mélange.

On en versera environ 10 cm‘, pour vingt jaunes. Mais c’est là une dose très variable suivant les œufs employés.

On devra donc surveiller soigneusement la solubilisation, On sera averti par un changement de la coloration du mélange*qui se fait assez brusquement vers une belle teinte jaune d’or. Le liquide reste opaque en grande quantilé, mais est translucide si on l'examine en couche mince, dans une pipette. Il ne faut plus alors ajouter desoude ; on dilue ainsi les œufs solubilisés dans 20 fois leur poids d’eau neutre, 7 litres dans l’exempie précédent. On stérilise à 110° pendant vingt minutes, ce qui nous a paru troubler légèrement le milieu.

Hababou Sala à la Société de Biologie (26) et surtout dans sa thèse (25) décrit ainsi les milieux qu'il a employés :

1° Bouillon B. H. S.

Bouillon ordinaire ou bouillon T ; Milieu à l’œuf de Besredka: 25 % ; Clveérinesneutre:5.7.

Le streptobacille y pousse en masses glaireuses,

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adhérentes au fond du tube, avec un trouble léger du milieu.

2° Gélose B. H.Ss.

Gélose ordinaire stérilisée en ballon.

Bain marie à 70° pour faire fondre la gélose.

Ajouter stérilement 1/4 de milieu à l’œuf et répartir en boîtes de Pétri.

Il faut ensemencer largement toute la surface; en 24 heures on obtient des colonies roses nacrées 1/2 sphériques difficiles à prélever parce qu'elles filent sous l’anse de platine.

Les jours suivants, les colonies deviennent opaques, friables. Enfin, une fois sèches, elles deviennent transparentes, avec un point opaque au centre.

Tels sont les caractères d’une première culture. Mais les repiquages sont beaucoup plus abondants et donnent une culture confluente en 12 heures; en 15 jours, elles ont atteint les bords du tube si l’on a cultivé en culot.

3° Gélatine B. H.Ss.

C’est une gélatine à laquelle on adjoint 1/4 de milieu à l’œuf de Besredka.

Hababou Sala a pu obtenir la culture du germe sur ce miliez. Mais le bacille de Ducrey pousse lentement à la température du laboratoire. [ne liquéfie pas la gélatine.

4° Milieu de Besredka à l’œuf

Employé pur, le milieu de Besredka a donné de mauvais résultats à Hababou Sala,

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Hababou Sala est revenu dans plusieurs communications sur l'intérêt des milieux qu’il décrit: dans sa communication au Congrès de Dermatologie de Bruxelles en 1926 (26) il donne une véritable valeur diagnostique à la culture des germes chancrelleux sur milieux B. H.S. Cependant Nicolau et Bancin qui ont expérimenté les milieux à l’œuf les considèrent comme médiocres tout au moins pour l'isolement du germe.

Nous pensons qu’il faut voir comme cause à cette différence d'appréciation la difficulté qu’il y a à apprécier exactement la solubilisation des jaunes et à ne pas dépasser la quantité nécessaire et suffisante de lessive de soude.

E. — Milieux usuels

Tous les auteurs classiques considèrent comme impossible la culture sur milieux usuels du bacille de Ducrey.

Kolle et Hetch (32) indiquent qu'il pousse seulement sur les milieux au sang et au sérum non coagulé,

Dopter et Sacquepée indiquent les mêmes milieux et précisent que le streptobacille ne pousse pas sur les milieux usuels.

Cependant, si ces conclusions semblent indiscutables pour Pisolement et les premiers repiquages, certains auteurs ont pu cultiver sur des milieux usuels des streptobacilles acclimatés aux milieux artificiels.

Il faut insister sur ce point, et tous les bactériologues qui se sont occupés de la question y insistent, c’est qu'il s'agit là de microbes de collection, Qn ne réussit

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le passage que par adaptalion progressive au milieu, et au bout d’un temps extrêmement variable selon les souches envisagées,

Nicolau et Baociu (41) qui ont repris les recherches de Hababou Sala sur la question, indiquent des variations de ce temps d’acclimatation aux milieux de culiure allant de quelques semaines à quelques mois,

Nous avons réuni ici les milieux où l’on a obtenu des cultures de bacilles de Ducrey.

Tout d’abord on citera la gélose molle,

Nicolle a obtenu la culture et la conservation du bacille dans un milieu ainsi composé ;

Gélose à 2°, 59/00 d’agar + fécule de pomme de terre ou d’amidon : 1 .

On conserve la culture vivante pendant une dizaine de jours, mais en adjoignant à un large ensemencement un fragment du milieu au sang, Ce milieu donne des résullats infiniment inférieurs à la gélose molle sanglante dont nous avons donné plus haut le modus faciendi,

Hababou Sala (25) semble être le premier à avoir obtenu le passage du bacille en navette sur les milieux usuels,

Il décrit ainsi les caractères des cultures.

Sur gélatine pure le bacille de Ducrey pousse très lentement ; les colonies restent toujours punctiformes et ne confluent jamais, même après plusieurs passages sur ce milieu. La gélatine n’est pas fondue.

Sur bouillon Martin on obtient un voile incomplet

qui se fragmente et tombe dans le fond du tube où on le retrouve sous forme de grumeaux.

Eau peplonée. — On obtient une culture, mais toujours moins abondante que sur bouillon ordinaire.

Le lait n’est pas coagulé même après 72 heures.

La bile ne lyse pas le bacille de Ducrey.

Le rouge neutre ne varie pas.

Enfin, pour les 3 échantillons examinés, Hababou Sala donne les résultats suivants de fermentation des sucres,

Le glucose, le saccharose, fermentent nettement : On note une fermentation légère de la maltose, le lactose, la mannite ne sont pas modifiés, Il n’y a jamais dégagement de gaz.

Nicolau et Banciu (41) confirment ces résultats. Sur gélatine en culot, ensemencée en piqûre, on obtient des colonies en 8 jours; les microbes poussent sur les milieux sucrés à 4 %, Le meilleur est le milieu au miel, puis par ordre décroissant le glucose et faiblement mannite et maltose.

Enfin, ces auteurs ont bien étudié la culture dans un bouillon peptoné, glycériné à 5 %. Le microbe y donne une cullure abondante en masse glaireuse déposée au fond du tube dès 24 heures. Par agitation, on obtient une spirale soyeuse et l’on finit par obtenir un trouble homogène.

La culture donne une acidité marquée. Si l’on a tamponné le milieu de manière à le maintenir en alcalinité, on obtiendrait une cullure aussi abondante. Mais, d’après ces auteurs, les microbes changent de morpho-

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logie, perdent leur aspect en navelle: ce sont des grains réunis en chaîneltes, très inégaux de volume et qui prennent le Gram. Il ne s'agirait pas là de souillures, puisque les auteurs auraient obtenu le retour au 1ype habituel par repiquage sur leur gélose-sérum.

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