‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose Cutanee (volume 2)Chapitre 12 sur 30 · BIOLOGIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

BIOLOGIE GÉNÉRALE

Le meilleur moyen de se procurer le germe est de partir du chancre d’inoculation, recouvert d’une compresse aseplique, au deuxième jour, dès qu’une pusiulette s’est formée. On passe rapidement de la teinture d’iode, on enlève le toit épidermique de la pustule à aiguille flambée et on prélève soit à la pipette (Nicolau et Banciu) soit le produit de grattage à la curette (Reenstierna),

Eu partant d’un chancre spontané, il faut déterger l’ulcération à la compresse, désinfecter à la teinture d’iode, et prélever soit immédiatement après séchage la sérosité obtenue par pression (Durand) soit recouvrir d’une pellicule de collodion et prélever le pus le lendemain (Nicolau et Banciu).

Enfin, on peut partir du pus des bubons. Bezançon Griffon et Le Sourd avaient déjà cultivé ainsi le streptobacille. Durand a obtenu 21 cultures sur 22 bubons fermés, avec son milieu, à condition d’ensemencer très largement.

Les milieux sont faiblement alcalins. Les auteurs qui ont apprécié le P. H, de leur milieu, donnent comme

chiffre optimum 7,2 (Nicolau et Banciu), 7,5 (de Assis). L'étuve sera réglée à 37° (Bezançon, Griffon, Le Sourd, Hababou Sala) à 35° (Reenstierna, Nicolle, Durand). C’est la température qui semble donner les meilleurs résultats.

A la lumière de ces travaux on peut concevoir le bacille de Ducrey comme un microbe s’acclimatant assez difficilement à la culture én-vitro, les meilleurs milieux étant les milieux sanglants et à l’œuf. Mais une fois obtenue, la colonie se repique facilement. Le microbe pourrait même s’acclimaler aux milieux usuels.

Si ces travaux se vérifaient, il serait intéressant de noter que l’on obtient ce passage au bout d’un temps variable, suivant les souches, mais toujours au moment où le microbe perd sa virulence. Cela pourrait constituer un argument aux auteurs qui ont trouvé dans l’arètre normal des streptobacilles semblables au Ducrey comme de Assis (2) ou qui admettent même le saprophytisme possible du germe. Il est vrai que Reenstierna étudiant des souches brésiliennes, suédoises, tunisiennes, concluait à lPunicilé du germe. La notion du streplobacille identique au germe habituel est bien établie dans les chancres phagédéniques.

Pour le travail que nous avons entrepris, on est justement arrêlé par cette question des milieux de culture.

Les milieux sanglants ne sont pas assez limpides. Les milieux au sérum donnent une culture trop maigre.

Nous n'avons pu obtenir de bouillon à l'œuf qui soit parfaitement limpide : il reste toujours une opalescence qui gène la lecture.

se

Les milieux à d'ascite présentent des inconvénients au point de vue de la bactériophagie : On sait tout d’abord l’irrégularité des cultures obtenues avec des échantillons différents de ce produit. Enfin, dans un autre travail que nous avons entrepris, sous la direction de M. Peyre, nous ayons eu l'impression qu'il était illogique de se servir pour des réactions biologiques d’un liquide pathologique donc essentiellement variable non seulement dans sa teneur physicochimique, mais dans ses propriétés biologiques propres.

Nous espérions obtenir le passage sur les milieux usuels, ou, tout au moins sur le bouillon glycériné de Nicolau et Banciu qui constitue un milieu excellent pour la bactériophagie, Mais, jusqu'à présent, nous n’y sommes pas arrivé,

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