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cultivé en eau peplonée, de streptocoque et d’entérocoques, cullivés sur eau peptonée, glucosée ou lactosée. Leurs cultures sont vieillies pendant 2 à 3 semaines, et stérilisées à 100° seulement. Après évacualion par ponction du pus s’il y en a, ils injectent dans le ganglion de 3 à 5 cm’ de leur mélange. Ils ont toujours un choc à la suite du traitement, mais extrêmement variable, puisque les variations thermiques oscillent entre 38° et 4o° suivant les cas. Le lendemain, ils évacuent le pus par une ponction au bistouri, ou une très petite incision de 1 à 2 centimètres. Ils ont observé plusieurs fois la cicatrisation par première intention. Si la suppuralion persistait, les auteurs lavaient la plaie avec leur vaccin, Les résultats sont brillants. |
Sur 19 bubons suppurés ainsi traités, ils ont obtenu 17 guérisons en 5 à 10 jours, sur 3 bubons non sup- purés, la guérison n’a pas été plus rapide: 6 à 10 jours, mais il n’y a pas eu d’échec.
hL° Méthodes basées sur l’emploi de fiitrats vaccins
C’est avant tout la méthode d'Hababou Sala (25 et 26).
Cet auteur s'inspire des travaux de Besredka sur les filtrats vaccins et sa conception de l’immunité locale, exposée en de multiples travaux (4).
Il se sert de son milieu liquide B. H.S$. à l'œuf, dont. nous avons donné la composition. Il ensemence sur ballons, qu’il laisse à l’étuve à 37°.
Tous les 3 jours, il agite le ballon pour obtenir une
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homogénéisation de son milieu. Au bout de 15 joufs, il filtre tout d’abord sur L 1 ou Laurent stérile, étant donnée la difficulté de filtration, puis sur L 3. Ce Biltrat réparti ascpliquement en tube scellé est chauffé au bain-marie, réglé à 60° pendant une heure.
On se sert de ce filtrat en injection dans le bubon, après évacualion du pus, tous les jours on recouvre le bubon de compresses imbibées du liquide, ainsi que les chancres. Enfin on se sert de toile imperméable pour éviter la dessication trop rapide.
Les résullats sont remarquables, sans aucune réaction locale, Hababou Sala obtient la guérison des bubons en 4 à 5 jours, pour les chancres du fourreau en 3 à 7 jours, en moyenne 5 jours, l’auteur indique du reste n'avoir pas d'aussi bons résultats dans les chancres du sillon balanopréputial, ce qu’il attribue à la difficulté de maintenir le pansement en bonne place.
Ces résultats ont élé confirmés par de Assis et Fraga (3).
Avec la même technique, ils ont obtenu la guérison de chancres simples en 4 à 10 jours,de bubons en 10 à 12 jours ; ils ont enfin traité 3 chancres phagédéniques invétérés, cicatrisés en 27, 25 et 4o jours.
Par contre Lortat-Jacob et Legrain (33) sur 8 cas ont oblenu { succès en 7 jours et 4 échecs.
Ces résultats sont plus brillants que ceux obtenus par les filtrats-vaccins des germes associés.
Jausion et Diot (30) ont tenté tout d’abord de faire des pansements aux milieux vaccinés par les microbes isolés du chancre du malade à soigner. La longueur des
Opérations bactériologiques pour purifier les cultures, puis vacciner le milieu, leur ont fait renoncer à cette technique. ils préparent des stocks filtrats des germes les plus souvent rencontrés ; slaphylocoques, streplocoques;entérocoques, corynébactérium cutis, colibacilles, cocei polymorphes.
Ils mélangent leurs stocks filtrats d’après l’examen de ia flore du chancre à un examen direct. Ils obliennent des guérisons de chancres étendus en 30 à 35 jours, sur des malades non hospitalisés, 10 jours chez des malades couchés.
Pour les bubons, Jeanselme, Jausion et Diot(31) se servent d’un filtral analogue, auquel ils adjoignent un fitrat de pus chancrelleux ; leurs résultats ont été meilleurs quand ils n’ont pas dépassé la proportion de 1/10 de leur filtrat. Sur 6 cas, ils ont obtenu la guérison en moyenne en 14 jours.
Dans la discussion qui a suivi la communication, les auteurs ont reconnu qu'il était plus logique d’associer à leur méthode le filtrat vaccin d’Hababou Sala, qui semble donner des résultats plus beaux, mais pensent que leur technique mérite d’être conservée comme méthode adjuvante.
C’est aussi l’opinion de Fraga (20) qui a obtenu ainsi des succès dans les formes graves de chancres mous, ayant résisté à d'autres agents thérapeutiques el en particulier à l’emploi du milieu vacciné au bacille de Ducrey.
ré
se fl = 5° Autres médications
Nous ne ferons que citer ici les méthodes basées sur l'emploi de lautohémothérapie, soit locale (Gomez Martinez (22), soit générale (Nicolas Lacassagne), (Nicolas et Lebœuf (34). Nicolas et Lacassagne (33) ont euxmêmes reconnu la supériorité de la vaccinothérapie.
De même les thérapeutiques de chocs, par injection de lait bouilli (Bonnet (9), Bonnet et Reboul (10) ne se sont pas imposées.
Mais nous voudrions exposer avec plus de détails l'excellente technique qui a fait le sujet de la thèse récente de Duruy (17) et dont nous avons pu observer par nous-même les bons effets dans le service de M. Sézary. Elle est basée sur l'emploi de la peptone de Witte. L’auleur insiste sur l’importance du choix de la peptone. Il faut se servir d’un produit très pur, peptone de fibrine. Les autres produits lui ont donné des résultats moins bons. Il se sert de deux formes pharmaceutiques : l’une est employée dans les cavités fermées, bubons fistulisés, on formule :
peéptone de Wille *. °, : "050 H°0:distillées 22 LUS US Eee pour une ampoule stérile.
Dans les cavités ouvertes, bubons ouverts, ou chancrellisés, il se sert d’une crème.
pepioherde Wille Tr 10 eau”dislilée ARRETE none Re TERre vasehne. ave re
Cette crème ne doit pas être employée à l’intérieur. Dans un cas où on l’avait injectée dans un bubon, il s’est produit une dermite artificielle. La concentration à 10 % est la meilleure, plus active que l’eau peptonéé, à 2 %, elle ne produit pas de choc. Une tentative d’injection d’eau peptonée à 20 %, amena un malaise passager, sans obtenir une guérison plus rapide.
On injecte l’eau peptonée en plein bubon après évacuation du pus, s'il est fermé. Sauf en un cas, l’auteur n’a pas évilé la fistulisalion, mais n’hésite pas à la considérer comme une éventualité plutôt favorable, étant donné la rapidité d'action de la crème peptonée. Sur les bubons ouverts, on se sert de la crème.
Ainsi traités, les bubons fermés sont guéris en 10 à 20 jours, les bubons ouverts en trois à 25 jours ; la guérison étant d'autant plus rapide que la fistulisation est plus ancienne. En analysant de plus près les observalions, on notc que la plupart des malades avaient subi auparavant et sans succès un traitement au Dmelcos. '
Dans ces cas la guérison s’est faite en moyenne dans trois bubons fermés en 11 jours, dans 3 bubons ouverts, en 7 jours. Elle a été obtenue plus lentement chez des malades n’ayant reçu d’injeclion de vaccin antistreptobacillaire,en moyenne 15 jours dans les bubons fermés, 20 jours dans les bubons ouverts.
Duruy a expérimenté avec des succès analogues cette méthode dans d’autres suppurations,il en fait unetechnique de thérapeutique générale due à un choc protéique à manifestation locale.
BASSsET