‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose CutaneeChapitre 23 sur 56 · AGENT PATHOGÈNE · texte numérisé non relu

AGENT PATHOGÈNE

Nous n'avons pas l'intention de parler au cours de cet exposé des travaux antérieurs à la découverte de l’agent pathogène, dont l'intérêt est purement historique. Nous n’insisterons pas non plus sur les théories qui ont été soutenues en vue de confondre la leihmania tropica et la leishmania donovani, parasite du Kala-Azar.

Aujourd’hui, tous les auteurs sont d’accord pour admettre la spécificité de ces parasites pour l'infection qu'ils engendrent.

Nous n'avons pas non plus, le désir d’entrer dans les détails de la morphologie du parasite in vivo et in vitro.

Notre but est simplement de démontrer, si le parasite en tant que virus [raquien, présente quelques particularités propres.

L'étude du leishmania tropica faite d’abord à Bagdad par Wewyon, et ensuite dans le reste de l’Iraq par d’autres auteurs, a démontré que le parasite ne présente aucun trait caractéristique. Sa fréquence dans les lésions jeunes ou anciennes, ulcérées ou non, son évolution à l’intérieur des cellules mononucléaires, sa culture et son dévelop-

pement dans le milieu gélosé au sang de lapin (Milieu

HMS

de Novy-Niel, Ch. Nicozze dit N. N. N.) ne diffèrent nullement du parasite révélé par les recherches faites dans différentes parties du monde au sujet de la leishmaniose cutanée,

Les conclusions des travaux de Wexyon faits à Bagdad en 1910, ont été vérifiées et reconnues par F.-P. Connor et H.-E. SnorT en 1918, Hucn W. Acronx en 1919, R.-R.-G. Arxixs en 1924, et plus récemment, par S. Apr et O. THÉODORE en 1928.

Tous ces auteurs ont fait des recherches à Bagdad, Mossoul, Basrah, Amara, Kut et ailleurs en Iraq.

L'inoculation de parasites à l’homme et aux différents animaux réceptifs, a reproduit des lésions typiques. L'examen microscopique des divers agents soupçonnés dans la transmission de l'affection, a montré les formes que prend le parasite dans son évolution, à savoir la forme sans flagelle chez l’homme et les animaux, et la forme avec flagelle dans le milieu de culture approprié. Grâce à ces recherches morphologiques, biologiques, et pathologiques sur l'affection et sur son agent pathogène ; on peut dire que la leishmania tropica, en [raq, ne diffère pas du parasite identifié par ailleurs dans les autres

foyers endémiques.

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