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TRAITEMENT

La multiplicité des traitements proposés pour guérir le boutons d'Orient fait supposer qu’il n’en existe aucun qui soit spécifique.

Le choix du traitement varie suivant les cas. Il diffère selon qu’il s'agit d'un sujet habitant constamment une région endémique, ou d’un sujet qui, ayant été atteint, vient se fixer dans une région indemne.

En Iraq, les habitants négligent en général ce traitement. Nombreux sont ceux qui ne consultent jamais le médecin, ou qui ne le font que lorsque les boutons sont très étendus. D’autres, vont demander conseil à des personnes qui pratiquent la médecine empirique à la manière des charlatans ou des sorciers. Ces derniers n'ayant aucune notion de la science médicale, leur conseillent l'usage des onguents, des pommades, ou des poudres à base de produits minéraux ou organiques qui, bien entendu, n'ont la plupart du temps aucun effet sur

les lésions.

Cette pratique déplorable ne devrait pas être tolérée à

l'heure actuelle. Il serait de toute nécessité dans l'intérêt

individuel de réagir vigoureusement contre de semblables procédés.

Certains individus, après avoir saupoudré les lésions ulcéreuses avec des poudres telles que le Henné ou l’Indigo, les abandonnent à leur sort.

Les traitements préconisés par la médecine sont très nombreux. On a employé des agents physiques, chimiques et mécaniques les plus variés.

Nous ne voulons pas décrire ici tous ceux qui ont été proposés, mais seulement en signaler les principaux.

Il y à des cas, selon LAVERAN, où le meilleur traitement consiste à ne rien faire : quand la lésion est unique, non ulcérée, formant un petit nodule. Il suffit de veiller à la propreté de la lésion et de la peau environnante. Peu à peu, la lésion sèche, desquame et disparaît.

L'excision totale dans les cas nodulaires, à été conseillée et pratiquée par certains auteurs, notamment JEAx- SELME, MARZINOWSKY, BUSSIÈRE et NaTran-LARIER qui ont obtenu un bon résultat opératoire et même esthétique.

Cette intervention qui en général, est pratiquée précocement, ne peut guère être appliquée aux pays où le bouton est endémique. Dans ces cas, l'individu ne serait

pas suffisamment immunisé pour échapper à une atteinte

ultérieure.

Lorsque la lésion ulcéreuse est de petite dimension, n'ayant aucune tendance au phagédénisme, la meilleure des choses à faire selon plusieurs auteurs, serait de favo-

riser leur guérison spontanée par des moyens simples.

AR

Des mesures de propreté locale sont à conseiller pour éviter l'infection secondaire, en attendant la formation des croûtes. On appliquera des poudres astringentes, telles que le tannin ou le henné, ou bien des poudres absorbantes, telles que le dermatol, l’aristol, l’iodoforme et le carbonate de fer, ou bien encore selon LAvERAN, un pansement à l’aide de bandelettes d’emplâtre de Vico. Ces poudres comblent les ulcérations avant la formation

dés croûtes.

Si l'infection secondaire se déclare, on la traite dès le

début par des émollients en vue de la faire avorter.

Quand les croûtes sont constituées, il faut les respecter et ne jamais les toucher sous aucun prétexte, La lésion évolue en dessous, et lorsque la lésion arrive au stade de la cicatrisation, la croûte tombera d’elle-même. La peau au pourtour ‘de la lésion doit être maintenue en parfait état de propreté.

Dans les cas où les lésions atteignent une étendue assez grande, et à plus forte raison lorsque leur dimension est excessive ou lorsque leur nombre est multiple, il faut absolument réagir en appliquant un traitement adéquat pour arrêter l'extension des lésions et les guérir.

Tous les auteurs sont aujourd'hui d'accord pour proscrire dans ces cas, la cautérisation large au fer rouge avec ou sans curetage.

Les Arabes qui emploient largement le fer rouge ou des pointes de feu au sujet de toutes sortes de lésions, n'ont pas manqué d'appliquer ce genre de traitement aux ulcé-

rations du bouton d'Orient. Le résultat fut que les cica-

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