‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose CutaneeChapitre 45 sur 56 · ND ES · texte numérisé non relu

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trices tardives ont été plus mauvaises que celles du bouton d'Orient.

Cette méthode par « le fer et par le feu » ne tarda pas à être complètement abandonnée.

Certains médecins ont jugé le feu dangereux et l'ont remplacé par le froid. La congélation des lésions ulcéreuses par l’éther ou l'acide carbonique neigeux ont parait-il donné des résultats favorables. Toutefois, ces procédés ne sont pas à conseiller dans la pratique, car le résultat tardif cicatriciel ne vaut guère mieux.

Tour à tour de nombreux corps chimiques ont été employés. L'emploi des caustiques y compris le nitrate d'argent, l’acide phénique, l'acide azotique ou le formol, est à rejeter.

Le permanganate de potasse et le bleu de méthylène ent été employés sous la forme de poudre, en solution ou en pommade. Le résultat ne fut pas brillant. L'activité de ces produits ne paraît pas suffisante pour agir fortement sur les parasites.

Les solutions iodées n’agissent que superficiellement. Leur action est donc limitée.

Les arsenobenzols bien qu'ayant donné une légère amélioration n’ont pas produit un résultat intéressant: JEANSELME ne croit pas à une action spécifique de l’arsenic sur les leishmania. Toutefois, d’après lui, les sels arsenicaux arrêteraient le processus évolutif des lésions en donnant aux tissus une résistance contre les parasites. Leur injection intra-veineuse n’est d’ailleurs pas sans danger. Aussi doivent-ils être déconseillés.

En 1924, Mana a utilisé à Alep (Syrie) l'hypochlorite

ENS p à

de chaux qui déjà avait été préconisé en 1907 par Boicey. Ce produit a donné de bons résultats. L'auteur en à fait l'application suivante :

«On prépare un extrait glycériné topique, (n° 1) composé de :

Extrait de Javel : 25 gr.

Glycérine 100 gr.

que l’on mélange suivant deux formules :

Formule A :

Extrait glycérine (topique n° 1) 1 partie

Glycérine k parties Formule B : |

Extrait glycériné (topique n°1) 1 gr.

Lanoline ho gr.

On applique le topique n°1 très chaud sur toute l'étendue de l’ulcération en ayant soin d’enlever toutes les fois, à l’aide de la curette, la croûte qui s’est formée. La périphérie de la lésion est alors enduite de pommade à la lanoline. Ensuite le tout est recouvert d’un pansement.

Le coton hydrophile, imprégné de la solution, sèche et adhère à la lésion. |

La durée moyenne de ce traitement est de 8 à 30 jours.

L'huile phosphorée en application locale selon la méthode de CasTELLANI a donné des guérisons dans des cas rebelles. |

La salicylate de méthyle en pommade avec des sels de bismuth parait aussi exercer une action favorable.

L'émétique ou tartre stibié en injection intra-veineuse

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