‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose CutaneeChapitre 46 sur 56 · RIRES · texte numérisé non relu

RIRES

a donné à plusieurs médecins de nombreux succès. I est considéré, par certains, comme un traitement spécifique.

On prépare une solution à 1 % dans du sérum physiologique stérilisé par tyndallisation, et on fait une injection tous les 5 jours en commençant par 1 cc. et on remonte progressivement jusqu'à 5 ce., parfois jusqu'à 10 cc. de la solution.

On note l’amélioration de la lésion après chaque injection et l’on s'arrête après une série globale de 10 à 15 injections.

Il ne faut pas dépasser la dose de i2 à 13 cc. pour éviter l'apparition de phénomènes toxiques. Ceux-ci se manifestent par la toux après l'injection et, après 3 à k heures, par des vomissements et par une dépression générale. Parfois, on observe au cours du traitement un peu de fatigue, des arthralgies et de l’anémie. Dans ces cas, il faut cesser le traitement pendant quelques jours.

L’émétique est, d'autre part, caustique pour la peau, Il faut donc faire attention en faisant l'injection intraveineuse.

Le tartre stibié a également été employé avec succès en injections intra-musculaires, et en pommades à 7 % avec application bi-quotidienne.

L'émétique en injections surtout intra-veineuses comporte des risques qui rendent son application peu pratique, chez les adultes et impossible chez les enfants.

Sous forme de pommade, l'application de ce produit serait plus intéressante. Elle mériterait d'être essayée sur une vaste échelle.

L'iodo-bismuthate de quinine introduit dans la théra-

peutique de la leishmaniose cutanée, a donné de bons résultats à certains cliniciens. Les injections de ce sel se font par la voie intra-musculaire. Elles sont de 3 cc. chacune. P. Viexe et A. Fournier pensent que cette méthode constitue la meilleure thérapeutique interne à opposer à la leishmaniose cutanée.

Le chlorhydrate d’émétine, en solution peu concentrée pour éviter les escarres, a été conseillé en injections locales sous les boutons et à leur périphérie.

Le Dr H. Kuayarr a traité en 1921 à l'Hôpital Royal de Mossoul 87 cas de houton d'Orient aux divers stades de leur évolution. En procédant, comme suit, il a obtenu des guérisons remarquables :

On commence par laver la surface à l'alcool et on injecte sous la lésion dans l’épaisseur du derme, une quantité de chlorhydrate d’émétine, variable entre 1 cg. et 4 cg. suivant, d’une part la dimension et le stade d’évolution des lésions, d'autre part de la susceptibilité individuelle et de l’âge du malade.

Les injections se font 2 ou 3 fois par semaine et se continuent pendant 2 semaines.

Ces injections, provoquent pendant 4 à 5 jours une enflammation du tissu cellulaire, laquelle disparaît progressivement. Le bouton sèche, desquame et disparait par la suite.

Sur les 87 boutons traités de la sorte, 70 ont complètement guéri, 10 ont été largement améliorés et 8 n'ont pas été influencés. Parmi ces derniers figuraient quelques-uns qui étaient du type très extensif, et d’autres

qui, auparavant, avaient été mal soignés.

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