‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose CutaneeChapitre 48 sur 56 · PEU PS · texte numérisé non relu

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cation d’une pommade, assurant la guérison. Mais, Ja chimiotérapie locale active à ce point de vue, reste encore à trouver.

Les agents physiques ont été aussi employés pour traiter les boutons. On a essayé l’air chaud à 750 degrés l’ionisation, l’électrocoagulation, les rayons ultra-violets, et enfin les rayons X.

Plusieurs auteurs ont rapporté des cas nettement guéris par les rayons X. Ce moyen de traitement est très employé à l'Hôpital Royal à Bagdad.

Le D° Norman ayant une expérience de plusieurs années, résume la meilleure manière de traiter les boutons d'Orient à l’aide des rayons X en ces termes qui sont reproduits dans la thèse de notre confrère le Dr H. PATCHED II.

«Les boutons non manipulés paraissent réagir très favorablement au rayons, à la condition de bien administrer les doses nécessaires.

De très fortes doses, en diminuant la résistance de la peau semblent aggraver la lésion. Quant aux très faibles doses, elles ne serviraient qu’à augmenter la résistance des corps de Leishman ».

En'ce qui concerne ie dosage, il conseille :

« Tube moyen, filtre aluminium £ millimètre. Dose : approximativement les 3/4 de la dose de la pastille de SABOURAUD. Les tubes de tungstene semblent mieux agir sur la Leishmania que les tubes de platine. Ge traitement appliqué deux fois, à une semaine d'intervalle, est suffisant. Les boutons de la face exigent plus de prudence

dans l’application des rayons X, Ils sont d’ailleurs un

peu plus résistants, mais guérissent néanmoins très bien.

« Quand les lésions, par le fait de manipulations maladroites s’infectent secondairement, leur cicatrisation demande beaucoup plus de temps que d'ordinaire. On a remarqué dans ces cas les bons effets de lionisation par le zinc. Mais, on ne doit la tenter qu'après s'être assuré par des examens microscopiques de la disparition des parasites de la lésion, détruits par la radiothérapie. Un tampon imbibé d’une solution à 2 % de sulfate de zinc est alors appliqué sur l’ulcère, et on fait passer un courant de 2 milliampères par centimètre carré de .surface, pendant 15 minutes. On répète l'opération plusieurs jours de suite. On a vu ainsi de larges ulcérations chroniques, qui laissées à elles-mêmes auraient sans doute demandé des mois et des mois pour guérir, se sécher en quelques jours et se cicatriser en moins de trois semaines ».

Récemment en 1928 R. Lerar a fait connaître un nouveau médicament le « Synectol », à base de plantes dont l’action est à la fois keratolotique et astringente-sudorifique.

Le principe actif de ces plantes est incorporé à un exCipient à base de lanoline-beurre de cacao.

Le produit obtenu se présente comme un corps solide jaune rougeâtre, inodore, graissant légèrement les doigts.

Les diverses plantes qui entrent dans sa constitution sont les suivantes

Cupressus sempervirens. Plombago europæa. Mesem-

bryanthenium cristallinum. Tencrium chamoedrys et Plantago lanceolata,

Voici d’après son auteur, l'application de ce traitement :

On fond le produit au bain-marie, à la température de 120 à 150 degrés. Moyennant une compresse ou un tampon de coton on applique le produit sur la lésion préalablement nettoyée à l’éther et après enlèvement de la croûte. On y appose une couche simple de gaze hydrophile enduite de plusieurs couches de synectol. Le tout est recouvert de coton cardé et maintenu par une bande ou des bandelettes de sparadrap.

La première application produit au malade une sensation de chaleur sans brülure. Celle-ci s’atténue en raison de ce que le produit se refroidit très vite.

On fait une application par jour après enlèvement de la couche sèche de la veille. Les applications du début se font à la température de 120 degrés. À partir de la cinquième application, la température de 60° à 80° est suffisante. |

On fait 15 applications en 15 jours qui amènent généralement la guérison.

Cette guérison, selon l'auteur, est de règle. Elle est rapide, complète, et sans cicatrice dans une proportion de 100%. |

L'action de synectol serait stérilisante à cause de la haute température, et kératoplastique et cicatrisante par l’action des plantes incorporées. En même temps, ce médicament constitue un pansement aseptique et antiseptique.

LERAT rapporte de bons résultats obtenus par ce trai-

tement appliqué à Alep (Syrie) sur 46 cas, puis à Paris

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