‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose CutaneeChapitre 52 sur 56 · DE QUE · texte numérisé non relu

DE QUE

par la stricte application d'une réglementation administrative.

Les chiens munis d’un collier avec plaque d'identité auraient seuls droit de circuler dans les rues. Par contre,

ceux qui sont « sans maîtres », devraient être exterminés.

La police sanitaire serait ainsi en état d'exercer en temps utile une surveillance efficace sur tous les chiens. Au cas où ces derniers se trouveraient atteints de leishmaniose, ils seraient soumis à subir un traitement dont les frais seraient mis éventuellement à la charge de leurs propriétaires.

De pareilles mesures nous paraissent susceptibles de contribuer à la diminution de l'extension que le bouton d'Orient a prise en Iraq. Au surplus, elles constitueraient de bonnes mesures de prophylaxie pour lutter contre de nombreuses autres maladies, telles que la rage et les afiections parasitaires.

Du reste, les services publics de l'Hygiène en Iraq, ont

fait en ce sens de nombreux efforts.

Etant donné que le rôle des hôtes vecteurs et intermédiaires, mouches et phlébotomes dans la propagation de la maladie, est établie en Iraq d’une façon certaine, les mesures de prophylaxie générale nous paraissent s’imposer de toute nécessité.

Nous avons vu dans ce qui précède que le développement de ces hôtes intermédiaires était largement favorisé par les conditions de vie des habitants, le mode de construction de leurs habitations et aussi par les conditions

géographiques du pays qui, à certaines époques de

chbues

l'année, favorisent le débordement des rivières et, la stagnation consécutive des eaux.

Le simple examen de ces divers facteurs nous révèle les difficultés et la quasi-impossibilité d’une lutte efficace à ce point de vue. Des travaux d’assainissement et de canalisation seraient à effectuer dans les villes et à la campagne. Leur mise en œuvre nécessiterait à l'heure actuelle outre des efforts constants, des capitaux considérables.

Dans ces conditions, nous sommes loin de voir disparaître les maladies dont le développement est favorisé par les insectes. Evidemment, cela vise non seulement le bouton d'Orient, mais encore le paludisme, la fièvre de

trois jours, etc...

Page 1