‹ Contribution à l'Étude de la LèpreChapitre 48 sur 51 · PE · texte numérisé non relu

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que la balnéation était fréquemment employée, car dans toutes les anciennes maladreries, nous notons de nos jours la présence constante de vieilles piscines taillées dans de gros blocs de granit.

Nous avons déjà dit que certaines sources jouissaient dans le pays d'une certaine vertu thérapeutique dans la cure de la maladie. Nous savons d'ailleurs que partout où il y avait des sources thermales, à Plombiéres, à Cauterets, les ladres allaient s'y baigner (1).

Les traitements employés dans les léproseries semblent donc s'être bornés à des soins d’hygiéne et de propreté, plus ou moins bien remplis, et l'isolement des malades paraît bien avoir été la mesure la plus efficace de défense contre l'épidémie de lèpre.

Aucun des divers agents thérapeuthiques utilisés autrefois: cautérisations, ventouses, scraifications, ingestions de chair de vipère ou de crapaud n'est mentionné en Limousin, mais il n'est pas impossible qu’on les ait employés. Leur efficacité est évidemment sujette à quelques réserves, et ne doit pas être invoquée pour une part exclusive dans les cas de guérison, tout au moins apparente de lèpre, rapportés dans quelques vieux textes (2). Et il est intéressant d'en rapprocher les médications empirifiques analogues, employées de nos jours en cer-

(1) Fay — Les Lépreux à Plombière, France médicale,

(2) Cueuizzère — Les Lépreux et les Léproseries de Toulouse, thèse de 1898.

taines contrées (1), et de voir plusieurs médecins contemporains (2)préconiser des méthodes nouvelles de traitement de la lèpre qu'on aurait pas été étonné de retrouver dans nos anciens auteurs.

Nora. — L'usage des bouillons et de la chair de vipère dans le traitement de la lèpre remonte aux Égyptiens, et fut répandu par les médecins grecs aux quatre coins de la civilisation; on attribua aux médicaments une action curalive contre toutes les maladies contagieuses; les Romains, puis les médecins arabes louèrent ses propriétés merveilleuses, et nos chroniques nous ont rapporté que maintes santés royales éprouvèrent ses précieux effets.

Cf. Grarier. La vipère en thérapeutique. Thèse de Paris,

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