CONCLUSIONS
1° La maladie de Hansen, au début, se manifeste presque constamment par la rhinite. C’est une rhinite hypertrophique, s’accompagnant de catharre, et d’epistaxis, et on trouve ‘sur le pied de la cloison une sorte de léprome diffus qui contient des globies.
2° Au point de vue de la morphologie des lésions, on observe les formes suivantes :
Infiltration.
Nodules.
Ulcérations.
Végétations.
Les formes les plus fréquentes sont : l’infiltration (léprome diffus) le nodule et l’ulcération. Cette dernière forme à marche lente, indolore, à guérison quelque fois spontanée est analogue au lupus, et semble respecter la langue.
Les formes végétantes, papillonnateuses au contraire sont rares, et semblent se localiser volontiers sur la langue, simulant soit une gomme syphilitique soit même une néoplasme.
Les dents ne sont pas touchées.
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ee Par ordre de fréquence les régions atteintes se classent ainsi :
Nez (au début)
Voile
Palais
Larynx
Langue
Gencives
Il ne paraît pas y avoir de troubles de l’odorat, tandis que le goût au niveau des lésions semble aboli pour les diffé- - rents excitants.
L’audition est diminuée par des lésions de l'oreille moyenne, secondaires à celle du cavum.
3° On retrouve presque constamment des bacilles de Hansen, dans les sécrétions nasales, plus fréquemment encore au niveau de la muqueuse de la cloison, qui est le siège d’un léprome diffus et constant. 4
La lèpre forme dans les tissus des lésions spéciales cons- tituées par :
1° De grandes cellules lépreuses, dérivées de fibroblastes.
2° Dans lesquelles on rencontre de amas de bacilles généralement non groupés en globies.
3° Les tissus sont constitués par des travées ou des boyaux d’aspect xanthomatheux et les vaisseaux sont entourés de nombreux bacilles de Hansen.
Les lésions de muqueuses sont analogues à celles de la peau.
4° La Thérapeutique locale, se résume dans l'emploi des
nt
caustiques dans les formes ulcératives, et dans le traitement des cicatrices, lorsqu’elles provoquent des troubles fonctionels.
Au point de vue prophylactique, l’examen systématique du nez, le grattage de la muqueuse et l’étalement sur lame de verre permettent un diagnostic sûr et précis, d'autre part ces procédés peuvent servir de contrôle de blanchiement de la maladie.
DoYEn : Vu, LE PRÉSIDENT DE THÈSE :
Vu, LE DOYEN :
R JEANSELME ROGE Vu et permis d'imprimer :
LE RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE Paris