‹ Contribution à l'étude de la leucocytémie chez l'enfantChapitre 30 sur 32 · RE RE · texte numérisé non relu

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attaque très bénigne de rougeole lui devint rapidement fatale.

Bien que la statistique sur laquelle nous nous appuyons manque d'éléments, on peut néanmoins remarquer qu’aucun des petits leucémiques dont l'histoire a été rapportée ici n’a fait de tuberculose pulmonaire. Nous dirons donc que si la tuberculose est une complication possible, elle n’est au moins pas fréquente, car nous n’en avons trouvé aucun cas.

Le bacille de MM. Kelsch et Vaillard est court et renflé à ses deux extrémités, Pawlowsky en a donné une description analogue. Ces auteurs font de plus remarquer la rareté de ce bacille et la difficulté de l’observer dans le sang. Celui que nous avons vu était court et trapu, renflé à ses deux extrémités, nous ne l’avons trouvé qu'une fois dans le sang, aussi croyons-nous qu’il s’agit dans les trois relations d’un bacille unique. Est-il spécifique de la leucémie? On ne pourra l'affirmer qu’à partir de l'instant où l'ayant inoculé à un animal sain et susceptible de devenir leucémique, il aura déterminé cette maladie chez l'animal soumis à l’expérimentation. Nous allons dire quelques mots des expériences au cours desquelles la lymphadénie a été reproduite mais non la leucémie.

En 1889, Westphal et Mosler ont fait des tentatives infructueuses de culture et d’inoculation à des singes au moyen de sang leucémique.

MM. Kelsch et Vaillard ont inoculé à la souris blanche et au lapin des cultures de leur bacille. Les animaux inoculés sont morts en 24 ou 36 heures, il n’y avait pas de

lymphômes formés, mais ils constatent la présence du

ag

bacille dans le sang, le foie et la rate qui fourmillent de |

ces micro-organismes. Avec ce premier résultat, nous

entrons dans les expériences positives.

Les Comptes-rendus de la séance de l'Académie des Sciences du 17 juin 1895 donnent la relation d’un fait important dont l'honneur revient à Monsieur le Professeur agrégé Pierre Delbet; c'est la démonstration complète, établie d’une façon indiscutable de la nature infectieuse du lymphadénôme.

En effet, le Iymphadénôme a été reproduit sur un chien par inoculations successives et massives en prenant le bacille dans le sang de la rate d’une femme atteinte de lymphadénôme généralisé à forme surtout splénique.

Il eût été très intéressant pour nous d'apprendre ce qu'est ce bacille spécifique, mais la description n’en est pas encore publiée. Monsieur Delbet s’est réservé de faire connaître plus tard l'agent pathogène soumis à ses expériences.

Ne sachant rien des caractères propres du micro-organisme générateur du lymphadénôme, nous ne pouvons l’assimiler à celui de MM. Kelsch et Vaillard.

Plusieurs observateurs ont signalé la rareté des urines non albumineuses chez les enfants leucémiques. Seul, M. Roger a étudié les propriétés toxiques de l'urine de son malade (Roger, th. Paris, 1887) en se servant d’un lapin dans les veines duquel il a injecté de l'urine neutralisée et filtrée. La mort est survenue avec convulsions intenses et pupilles punctiformes après l'injection du vingt-neuvième

centimètre cube.

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