‹ Contribution à l'étude de la leucocytémie chez l'enfantChapitre 6 sur 32 · ARTE · texte numérisé non relu

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blancs. Cette leucocytose leur parut être le phénomène principal; c'est pourquoi Bennet nomma la maladie leucocythémie et Wirchow leucémie.

En 1856, un fait d’une haute importance excita la curiosité des médecins et fut le point de départ de recherches très actives. Bonfils avait trouvé un cas d’hypertrophie ganglionnaire généralisée sans ‘altération du sang. Jusqu'alors Bennet et Wirchow avaient jugé la leucocytose constante dans ces affections ; de ce fait, elle s'élevait au rang d’un stade pathologique plus avancé.

C’est à ces hypertrophies sans leucocytose considérable que Vunderlich donna le nom de pseudo-leucémie et Trousseau, celui d’adénie.

En 1872, M. Jaccoud réunit dans un même groupe les hypertrophies ganglionnaires généralisées avec ou sans leucocytose et les comprend sous le titre général de « diathèse lymphogène ».

Plus tard, M. Ranvier donna le nom de lymphadénômes aux manifestations ganglionnaires et on appela : lymphadénie leucémique les hypertrophies ganglionnaires ou spléniques accompagnées de l’altération du sang; lymphadénie aleucémique, les mêmes hypertrophies non accompagnées de l’altération du sang.

En résumé, nous considérons comme synonymes les mots : pseudo-leucémie, adénie, lymphadémie aleucémique. De même que leucémie, leucocythémie et Iymphadénie leucémique ont même signification.

Aujourd’hui, il est admis que la leucémie. n’a pas une

existence indépendante et qu’il n’y a pas de leucémie sans

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lymphadénie (1). D'autre part, au cours de Ilymphadénies diverses, dont la forme est caractérisée par la nature des lésions, la leucémie apparaît comme une conséquence de l'irruption' dans le sang des éléments cellulaires, hyperplasiés dans les tissus et dans les organes.

Si telle est la croyance générale, quelques esprits éclairés ne l'ont pas partagée et ont considéré la leucémie comme ayant une signification de la plus haute importance et comme établissant selon son existence ou sa non existence une séparation dans les faits de lymphadénie. Telle était, par exemple, l’opinion de Trousseau, le plus savant des cliniciens qui a considéré la lymphadénie simple, l’adénie, comme une espèce morbide distincte de la leucémie ganglionnaire.

L'École française actuelle n’accorde à la leucémie, sauf quelques rares discordances (2) qu’une valeur contingente ou épisodique et considère les lymphadénies simples et les lymphadénies leucémiques comme faisant partie d’une

seule et mème entité pathologique.

(1) Traité de médecine.

(2) M. Bard, Lyon médical, 1888, p. 239, s'élève contre la conception de M. Jaccoud. « On a eu tort, d't-il, de réunir sous le nom de diathèse hymphogène des affections très différentes. »

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