ARCS ERS
De 1914 à 1917, des crises d’entérite lui font perdre 9
kilos et, depuis, elle n’a jamais repris son poids antérieur.
En avril 1921, en pleine santé apparente, la malade éprouve brusquement une impression de corps étranger au niveau de la gorge, tousse pendant une à deux minutes et ramène sur sa langue une petite concrétion dure, grisâtre, à peu près ronde, de la grosseur d’un grain de mil. Dans la même journée, de nouvelles quintes de toux provoquent l'expulsion de 4 ou 5 nouveaux calculs. La malade n'’attache d’ailleurs aucune importance à ce phénomène : s’étant fait soigner une dent, elle croit n'avoir craché que des débris de ciment.
En janvier 1922, pendant une dizaine de jours, elle se. sent fatiguée, subfébrile, tousse un peu, se plaint d’un point thoracique à la base gauche. Il est probable qu'elle a fait une poussée tuberculeuse : en effet, à partir de ce moment, elle se plaint de fatigue générale, maigrit et son appétit devient de plus en plus capricieux. Vers la fin mars, elle est subfébrile (38°); toutefois jusque-là, elle ne toussait, ni ne crachait habituellement. À cette époque, elle est prise soudain de quintes de toux, violentes et incessantes, entretenues par une sensation de corps étranger, de chatouillement au niveau de la trachée; pendant une heure, elle ne cesse de tousser et elle expulse 12 petits calculs de la grosseur d’un grain de mil. Ces pierres expulsées, la toux se calme, la température redevient normale ; il persiste seulement pendant 4 jours une légère sensation de meurtrissure le long de la trachée (un médecin consulté n’aurait pas constaté de signes stéthacoustiques).
Cependant, après une semaine de rémission survient une petite toux quinteuse, coqueluchoïde, qui inquiète la malade et l’incite à consulter. On lui trouve une lésion au sommet droit et on lui fait des pointes de feu.
Au début de juin, la toux ramène 5 ou 6 crachats par
LADA
: AN Jour et s'accompagne de douleurs intercostales gauches pendant trois semaines. |
En juillet, départ à la campagne dans une forêt de pins,
à deux kilomètres, de la mer. Jusqu'au 15 août, légère amé-
lioration, mais à partir de cette époque, la fatigue générale,
l’amaigrissement, la toux réapparaissent, la malade, inquiète,
rentre à Paris fin septembre et va consulter à l'hôpital Beau- Jon. La radioscopie et les examens de crachats sont d’abord négatifs, ce n’est que vers la fin octobre qu'on trouve des bacilles de Koch dans l’expectoration; on envoie la malade au dispensaire Léon Bourgeois. M. le docteur Rist lui fait faire une radiographie qui révèle : des calciñications nombreuses dans les deux sommets*et des taches moins denses à la partie moyenne du poumon droit. La malade est proposée pour le sanatorium d’Angicourt.
Elle entre au sanatorium le 2 novembre 1922. La malade est apyrétique, le poids est de 48 kilos.
Elle tousse très peu et crache deux ou trois fois par jour.
À l'examen thoracique : sternum légèrement proéminent, percusssion normale, pas de signes stéthacoustiques nets. On constate seulement, à droite et en arrière, une légère diminution du murmure vésiculaire au niveau de la. fosse susépineuse: à droite et en avant, dans la fosse sus-claviculaire mêmes signes; côté gauche normal. l
L'examen des crachats montre un nombre considérable de bacilles de Koch à l'examen direct.
Pendant les deux premiers mois, le poids augmente régulièrement, la température est normale, les examens de crachats deviennent rapidement négatifs (30 décembre 1922) et l’expectoration disparaît vers la fin décembre.
Le 1% janvier 1923, vers les 3 heures de l'après-midi, la malade est prise brusquement d’une quinte de toux et, pour la troisième fois, elle expulse des pneumolithes : ce sont 4 calculs sphériques légèrement mamelonnés, de couleur blanc crème, de la grosseur d’un grain de chènevis.
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Le 2 janvier, nouvelle quinte de toux et expulsion de 2
calculs analogues aux précédents.
Ces expulsions calculeuses ne sont précédées d'aucun
prodrome, mais sont suivies d’un point douloureux sous-épineux gauche qui persiste pendant 2 jours. L’examen des crachats pratiqué à cette époque est négatif. . Après l'expulsion de ces calculs, l'amélioration continue, . la malade ne crache qu’exceptionnellement, un seul examen de crachat est positif, en février 1923, au cours d’une bronchite aigüe. Pas d’autre incident jusqu’au départ de la malade, en novembre 1923.
“Pendant son séjour au sanatorium, 20 examens de crachats furent pratiqués, 7 seulement furent positifs.
La malade quitte le sanatorium le 30 novembre 1923, l'état général est bon, le poids est de 51 kilos, la toux et l’expectoration ont complètement disparu, les signes stéthacoustiques sont à peu près nuls, l'examen ne révèle qu'une légère diminution du murmure vésiculaire au niveau de la
fosse sus-épineuse droite.
A l'examen radiographique : à gauche, au-dessus de la clavicule, semis de calcifications très fines avec un noyau plus volumineux, qui paraît être formé par la. conglomération de plusieurs calcifications; au-dessous de la clavicule, accentuation des ombres bronchiques; 3 petites taches arrondies, de la grosseur d’un petit pois sur le hile et dans la projection antérieure du |‘ espace intercostal; au dessous du hile, noyau de calcification de la grosseur d’un haricot, à bords flous, allongé verticalement sur le pédicule bronchique. Le reste du champ pulmonaire est normal.
À droite, calcifications moins compactes irrégulièrement réparties dans les régions sus et sous-claviculaires et autour du hile, noyau de calcification isolé, de la grosseur d’un haricot, à l’extrême base.
Ombre cardiaque petite, allongée verticalement, en goutte.
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Observation I].
Evolution tuberculeuse en mars 1919. Guérison apparente. En septembre 1921, nouvelle évolution tuberculeuse sans aucune altération de l’état général. Bacilles de Koch dans les crachats, cure sanatoriale. Les 18, 19, 20 juillet
1920, expulsion de trois calculs pulmonaires.
Mme P..., 29 ans, typographe. .
Antécédents familiaux : La malade a perdu son mari, en 1918, de tuberculose pulmonaire et pendant les six ans que dura la maladie, elle a toujours vécu avec lui, couchant même dans la même chambre. os
Antécédents personnels : Née en 1894, toute sa jeunesse s'est passée sans maladie.
De 1912 à 1918, le médecin, qui soigne son mari, l’ausculte à plusieurs reprises ; 1l ne lui a jamais rien trouvé.
En mars 1919, elle se sent fatiguée, tousse un peu: son
médecin lui trouve une congestion du sommet droit, ordonne |
de la tricalcine, une bonne alimentation et un séjour à la campagne. : 5
Après deux mois de repos, la malade reprend son travail. Jusqu'en septembre 1921, la rémission est complète et
même, pendant cette période, un examen pratiqué dans un dispensaire est négatif.
En septembre 1921, apparaît une toux opiniâtre bientôt suivie d’une expectoration abondante (25 à 30 crachats par jour) et cependant l’état général reste excellent: non seulement elle ne maigrit pas, mais durant cette période où elle continue à travailler, son poids augmente de 3 kilos. Comme aucune amélioration des signes fonctionnels ne se manifeste, (la toux et l’expectoration tendant à augmenter), en novembre 1921 la malade se présente à la consultation de M. le Docteur Pissavy. L'examen des crachats est positif. La malade est hospitalisée à Cochin, puis proposée pour le sanatorium d’Angicoutt.
Elle entre au sanatorium le 22 décembre 1922.
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L'examen d’entrée montre une malade en bon état général, pas de température, poids 52 kilos 100.
Elle tousse très peu et crache 4 ou 5 fois par jour.
A l'examen thoracique : à droite et en arrière, au niveau de la fosse sus-épineuse : submatité, diminution du murmure vésiculaire, quelques râles sous-crépitants; en avant, dans les fosses sus et sous-claviculaires, submatité, diminution du murmure vésiculaire, quelques fines crépitations après la toux; à gauche et en arrière, au niveau des fosses sus et sous-épineuses, quelques frottements; en avant, auscultation normale.
Un cliché radiographique avait montré, avant l'entrée deux sommets de clarté diminuée, ne s’éclairant pas à la toux et une zone d’induration du tiers supérieur du champ pulmonaire droit.
L'examen des crachats révèle la présence de bacilles de Koch.
Pendant les sept premiers mois de son séjour au sanato- “rium, la toux et l’expectoration diminuent et cessent presque complètement en janvier 1922. L'état général est remarquable, le poids augmente régulièrement : cependant les crachats sont toujours bacillifères.
Dans la matinée du 18 juillet 1922, la malade est prise brusquement d'une violente quinte de toux suivie de l’expulsion d’un petit calcul de la grosseur d’un petit pois, de couleur blanc jaunâtre, de consistance très dure, sa forme est sensiblement sphérique, sa surface assez lisse au toucher et légèrement mamelonnée.
Les 19 et 20 juillet, deux nouvelles quintes de toux pro voquent, sans aucune douleur thoracique, l'expulsion de deux nouvelles concrétions analogues à la précédente. La malade déclare alors qu’elle a déjà craché, un mois auparavant, deux calculs semblables, sans d’ailleurs y prêter attention.
Au cours de septembre, à la suite d’une bronchite aigüe,
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l’expectoration devient plus fréquente (2 à 3 crachats par jour) et plus riche en bacilles. Au sommet droit l'examen révèle de nouveau quelques râles sous-crépitants dans les fosses sus-claviculaires et sus-épineuses, cependant l'état général n’est pas modifié, la température et normale et le poids augmente toujours. 4
À partir de mai 1923, les signes stéthacoustiques, qui jusque-là étaient restés inchangés, diminuent et finissent par disparaître. |
Actuellement, la malade présente un enbonpoint remarquable, l’aspect est floride, le poids est de 62 kilos (soit une augmentation de 10 kilos), elle ne crache plus qu'exceptionnellement mais cependant ses crachats sont quelquefois bacillifères (1 fois sur 3 en moyenne). s
Examen radiographique : à droite, diminution de clarté homogène de la région sous-claviculaire, 3 petites taches calcifiées, de la grosseur d’un grain de riz, au niveau du hile. À gauche, semis de calcifications très fines à l'extrême sommet, 2 taches plus grandes sur le hile, en partie masquées par l'ombre cardiaque.
Observation I.
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Evolution tuberculeuse en octobre 1918, forme torpide, chronique à marche lente. Deux cures sanatoriales suivies de rechutes. Six expulsions de calculs pulmonaires.
Mlle F. M... 26 ans, daciylographe.
Antécédents familiaux : Sa mère est morte, en 1909, de tuberculose pulmonaire après deux ans de maladie.
Elle à perdu une sœur de tuberculose pulmonaire, en
Son frère tousse et est atteint de bronchite chronique.
Une autre de ses sœurs tousse habituellement et aurait présenté une double congestion pulmonaire.
Antécédents personnels : Née à Paris, en 1898, elle y a toujours habité.
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Toute son enfance, jusqu’à la puberté, a été normale. A partir de cette époque : santé débile, pâleur, fatigue, anorexie, céphalées fréquentes. File est traitée pour anémie.
En octobre 1918 apparaissent les premiers accidents pulmonaires : toux, points thoraciques aux deux bases; après avoir gardé le lit quinze jours, la malade reprend son travail; mais l'état général reste médiocre, elle maigrit, elle est fatiguée. Au cours de juillet 1919, elle va consulter au dispensaire Léon Bourgeois; une lésion du sommet droit est - constatée et un repos prolongé à la campagne lui est conseillé. -
En août 1919, elle part donc dans les Vosges et y reste pendant dix mois au repos absolu, ne faisant que de la chaise longue. À ce régime, elle engraisse de 15 kilos et elle revient à Paris en mars 1920. En trois mois elle perd 12 kilos, la fatigue, la toux apparaissent à nouveau et en juin 1920, la malade est envoyée, par le dispensaire Léon Bourgeois, à Brévannes où elle reprend 9 kilos.
Retour à Paris en octobre 1920 et reprise du travail en novembre; pendant les premiers mois l'état général est excellent, mais une nouvelle rechute la ramène en février 1921 au dispensaire Léon Bourgeois d’où elle est proposée pour le sanatorium d’Angicourt. :
1° Séjour au sanatorium du 4 mars au 22 décembre 1921.
A l'entrée, la malade présente un état général plutôt médiocre, pas de température, le poids est de 55 kilos.
Elle tousse très peu, l'expectoration est nulle.
A l'examen thoracique : submatité du sommet dhoit. À l’auscultation : sous la clavicule droite, inspiration humée, expiration prolongée, quelques râles sous-crépitants; au niveau de la fosse sus-épineuse droite, diminution du murmure vésiculaire, quelques râles bulleux; sous la clavicule gauche, respiration légèrement soufflante; au niveau de la fosse susépineuse gauche, respiration rude et basse.
Un examen radioscopique montre une légère diminution
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homogène de la transpareñce de l'extrême sommet droit qui s’illumine encore un peu à la toux et une diminution plus accentuée de la transparence de tout l’hémithorax gauche.
L'examen des crachats est négatif.
Pendant son séjour au sanatorium : amélioration progressive, la toux disparaît, l’expectoration est à peu près nulle ; treize examens de crachats furent pratiqués, un seul fut positif au cours d’une bronchite.
La malade quitte le sanatorium le 22 décembre 1922; l’état général est excellent, poids 57 kilos 900, signes stéthacoustiques à peu près nuls, tout au plus constate-t-on une diminution du murmure vésiculaire au niveau de la fosse sus-épineuse droite.
À sa sortie du sanatorium, la malade va habiter les environs de Paris. À peine essaie-t-elle de reprendre son travail qu'elle maigrit à nouveau, se fatigue au moindre effort et, en 8 mois, l’amaigrissement est de 5 kilos. :
En août 1922, départ à la campagne, dans le Midi, aucun traitement sérieux n'est suivi et, vers le 15 septembre, trempée par la pluie, au cours d’une excursion, la malade recommence de tousser.
En octobre, elle rentre à Paris avec une toux opiniâtre et une expectoration abondante (15 à 20 crachats par our) ; néanmoins, la malade reprend son travail: bientôt des frissons, des sueurs nocturnes surviennent, et finalement à bout de forces elle retourne consulter au dispensaire Léon Bourgeois. Elle est proposée de nouveau pour le sanatorium d’Angicourt.
2° séjour au sanatorium : La malade entre le 26 avril 1923. On constate un état général médiocre, état subfébrile (37°6-38), poids 49 kilos 800. |
La toux est fréquente et ramène 15 à 20 crachats par Jour. RE
À l'examen thoracique : submatité aux deux sommets.
À l’auscultation : à droite et en avant, diminution du
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murmure vésiculaire; en arrière, au niveau de la fosse susépineuse, diminution du murmure vésiculaire, quelques craquements secs; à gauche et en avant, diminution du murmure vésiculaire, quelques craquements sous la clavicule: en arrière, mêmes signes au niveau de la fosse sus-épineuse.
Un cliché radiographique fait à Laënnec a montré : condensations sus et sous-claviculaire gauches, quelques taches au sommet droit.
L'examen des crachats révèle la présence de bacilles de Koch. ;
Pendant les trois premiers mois, état subfébrile (38°), en mal, hémoptysie abondante et persistante qui dure douze jours, puis diarrhée qui cède au régime et au phosphate de chaux. .
Vers le 15 juillet, la température redevient normale, l’expectoration diminue et cesse presque complètement vers le milieu d’août, l’état général s'améliore.
Le 31 août, au cours d'une quinte de toux, la malade sent sur sa langue deux petits calculs de la grosseur d’un grain de mil et presque aussitôt après, elle ressent un point douloureux au niveau du sein gauche, point qui persiste pendant deux jours. L'’auscultation, pratiquée à ce niveau, révèle l'existence de quelques râles fins. S
Le 3 septembre, elle éprouve une sensation de corps étranger râpeux au niveau de la gorge, elle tousse et expulse deux petites concrétions de la grosseur d’une tête d’épingle ; cette expulsion est suivie d’un point douloureux au niveau du sein gauche où l’auscultation ne révèle que quelques fines crépitations après la toux.
Le 24 novembre, deux petits calculs sont expulsés au cours d’une crise analogue à la précédente.
Depuis le commencement de décembre, la malade se plaint d’avoir parfois la sensation d’un corps étranger qui, au cours des accès de toux monterait et descendrait le long de la trachée (phénomène décrit par Dieulafoy au cours de la li-
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thiase pulmonaire). De fait, le 9 janvier 1924, la malade expulse deux nouveaux calculs semblables aux précédents.
Le 2 et le 28 février, la toux amène l'expulsion de quatre nouvelles concrétions sans phénomènes généraux ni locaux.
Tous ces calculs ont une forme très irrégulière, on dirait des fragments provenant de la désagrégation d’une grosse calcification, leur couleur est blanc jaunâtre, leur consistance est très dure.
En octobre 1923 (un peu après l'expulsion des premières concrétions), la toux et l’expectoration reparaissent : à l’auscultation, on trouve des râles sous-crépitants au niveau du sommet gauche, la malade se sent fatiguée, des troubles digestifs surviennent (coliques, diarrhées), la température est instable.
Sur un cliché radiographique pris dernièrement, on constate : à droite, quelques taches fines de la région sous-claviculaire et de l'extrême sommet. À gauche, le champ pulmonaire est moins étendu que le droit, obliquité des côtes plus accentuée ; diminution de clarté non homogène de la moitié supérieure, plus accentuée entre le hile et la clavicule, plusieurs taches plus foncées (calcifications), de la grosseur d’un pois, en dehors du hile et à l’extrême sommet.
Observation IV.
Tuberculose pulmonaire débutant en août 1922 par une hémoptysie. Recherches des bacilles de Koch négatives. Lésions constatées sur une radiographie. Cure sanatoriale. Expulsions de calculs en mars et juin 1923. Quatre examens de crachats positifs avant les accidents de lithiase.
N. M..., 36 ans, brodeuse.
Anlécédents familiaux : Père atteint de tuberculose pulmonaire.
Antécédents personnels : On ne note qu’une grippe en 1918 et un ictère catharral en 1921.
En août 1922, en pleine santé apparente, alors qu'elle
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revenait de son travail, la malade est prise brusquement d’une hémoptysie assez abondante (| verre de sang). Elle s’alite aussitôt pendant une dizaine de jours, puis se fait hospitaliser à Laënnec dans le service de M. le professeur Léon Bernard. La malade est proposée pour le sanatorium d'Angicourt.
Elle entre au sanatorium le 19 octobre 1922 : Etat général plutôt médiocre, apyrexie, poids : 49 kilos 800.
Elle tousse un peu et crache trois à cinq fois par jour.
A l'examen thoracique : Submatité du sommet gauche: à l’auscultation, à gauche et en arrière, au niveau de la fosse sus-épineuse, souffle à caractère tubaire, craquements secs après la toux, bronchophonie et pectoriloquie aphone, respiration soufflante à la base, en avant au niveau des creux sus et sous-claviculaires, respiration soufflante, quelques râles bulleux après la toux, bronchophonie et pectoriloquie aphone; à droite et en avant, respiration soufflante, quelques frottements à la base.
Un cliché radiographique fait à Laënnec montre : à droite, quelques petites calcifications au niveau du sommet, nombieuses arborisations partant du hile, disséminées sur toute la hauteur du champ pulmonaire, avec coupes de bronches sur divers points, sinus normaux; à gauche simistrocardie, densification de la moitié supérieure du poumon, taches calcifiées au-dessus de la clavicule, petite travée d'aspect fibreux limitant des espaces plus clairs d'aspect lacunaire au-dessus de la clavicule, nombreuses arborisations disséminées sur toute la hauteur du champ pulmonaire, aspect rectiligne du bord gauche du cœur avec abaissement du point G.
Le premier examen de crachat est négatif, le second révèle la présence de très rares bacilles de Koch.
Pendant son séjour au sanatorium, l’expectoration diminue rapidement et à partir de novembre jusqu'à sa sortie la malade ne crache plus qu’une fois par jour. Quatorze examens de crachat furent pratiqués, quatre seulement furent
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positifs; à partir de fée 1923, ils sont trous négatifs. Le 20 mars 1923, elle crache sans tousser, comme elle le
fait habituellement tous les matins à son réveil, maïs, fait
insolite, elle sent dans sa bouche deux petits corps étrangers, durs et résistants, qu’elle apporte à la visite : ce sont deux petits calculs pulmonaires de forme très différente, l'un de la grosseur d’un grain de riz est à peu près sphérique, sa surface est légèrement mamelonnée, l’autre, sensiblement de la même grosseur, présente une partie médiane sphérique, comprise entre deux prolongements très grêles d'environ 2 millimètres de long, prolongements qui à leurs extrémités libres s’épanouissent en nombreuses et courtes arborisations.
La malade quitté le sanatorium le 17 juin 1923. À l'exa-
men de sortie, très bon état général, poids 52 kilos 600.
Les signes physiques sont minimes, on ne trouve qu'un souffle bronchique au niveau de la fosse sus-épineuse gauche, pas de bruits adventices.
Quinze jours après, nous avons eu des nouvelles de la malade, son état de santé est toujours excellent, elle nous signale qu’elle a encore expulsé une pierre, et qu ‘elle crache toujours une fois par Jour.