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ETUDE CLINIQUE Symptomatologie

. Des observations précédentes, il ressort : que dans la majorité des cas, le calcul est éliminé sans autre manifestation qu'un petit accès de toux accompagné quelquefois d’une douleur thoracique fugace (obs. de Batigne, Chevillot, Jacquerod, ob. I, Il, III, IV); après cette toux, le malade éprouve la sensation d’avoir un corps étranger dans la bouche.

Parfois l’expulsion calculeuse est accompagnée d’accidents pulmonaires inquiétants qui méritent bien le nom de colique que leur ont donné Dieulafoy et Poulalion : point de côté violent dont le siège est variable, mais qui d’après les auteurs serait le plus souvent rétro-sternal; Morgagni en faisait un signe clinique du « poumon tophacé ».

La dyspnée accompagne presque toujours ce point de côté. L'’étiologie de cette dyspnée est obscure. Dans certains cas, elle“ést, due au volume du calcul; 1l paraît en être ainsi dans l'observation de M. Morandi, où tous les signes d’asphyxie cessèrent dès l'expulsion d’une concrétion du volume d’une-petite noix; dans un cas de Tice, le malade étant mort dans un accès de suffocation, l’autopsie révéla la présence d’un volumineux calcul, arrêté dans une grosse bonche. On remarquera pourtant que des

concrétions assez grosses (5 mm. sur 7 mm. dans le cas

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de M. Jacquerod) ont pu'être expulsées sans aucun phénomène morbide, et que des calculs minimes de la grosseur d’un grain de riz (obs. de M. Helbig), ont donné lieu à des grandes crises dyspnéiques avec sensation de mort imminente.

La toux ne fait jamais défaut surtout dans les crises dramatiques; c’est une toux quinteuse, tenace, incessante ramenant une expectoration nulle ou minime.

Dans quelques observations, on constate la présence d'hémoptysies. L'hémoptysie peut être un accident prodromique survenant à plus ou moins longue échéance avant l'expulsion calculeuse; dans l'observation de M. Jacquerod, des hemoptysies fréquentes, répétées, abondantes, ont persisté 5 années et n’ont cessé définitivement, qu'après le rejet d’une concrétion. Ce cas est unique, habituellement elle n'apparaît que un à deux jours avant la crise (M. Diamant-Berger). Le plus souvent, elle accompagne l'accès, sous la forme de quelques filets de sang mêlés à l’expectoration.

La colique pulmonaire est apyretique. Parfois, cependant il existe un accès fébrile; la température pouvant même dans certains cas atteindre 40° (obs. de MM. Morandi, Diamant-Berger). Cette fièvre paraît être due à: une complication pulmonaire : dans un cas de M. Morandi une vomique suit l’expulsion calculeuse.

Complications

On peut les diviser : en complications mécaniques (asphyxie, hémoptysie) et complications infectieuses. L'’asphyxie par obstruction d’une bronche par une

LRO EE volumineuse concrétion est un fait très rare. Elle est progressive, continue, amenant la mort après une longue agonie (Tice); il est pourtant arrivé, lorsque tout espoir était perdu, que le malade dans un effort suprême, expulsât la concrétion par un accès de toux.

D'après les auteurs, l’hémoptysie aurait son origine dans le traumatisme du tissu pulmonaire, par les nombreuses aspérités des calculs; le mécanisme serait analogue à celui des hématuries survenant au cours de la lithiase rénale. On conçoit ainsi que si un gros vaisseau est perforé, l’hémoptysie puisse être mortelle : Nilssen a d’ailleurs signalé un cas de mort par hémoptysie au cours d’une tuberculose calculeuse peu avancée.

Comme complications infectieuses, on a signalé : les bronchites, les pleuro-pneumonies, l’abcès du poumon avec ou sans vomique, le pyo-pneumothorax. À vrai dire il paraît difficile de départager, les complications survenant au cours de l’évolution de la maladie causale, de celles d’origine lithiasique. Ces diverses maladies, sauf l’abcès du poumon, sont bien les complications habituelles de la tuberculose pulmonaire; elles s’accompagnent d'accès de toux produisant des ébranlements violents du tissu pulmonaire, ébranlements capables d’énucléer de sa loge une pétrification déjà partiellement libérée par le travail ulcératif des lésions. Une fois le calcul dans les bronches, il se comportera comme un corps étranger et déterminera une crise de colique pulmonaire, qui cessera

avec son expulsion.

TENFES

Diagnostic

Le diagnostic de la lithiase pulmonaire n'offre aucune dificulté. On éliminera facilement les concrétions provenant des amygdales, des glandes salivaires, du nez, du larynx.

Les calculs, avant leur expulsion, peuvent être décélés par les investigations radiologiques. Alors même que l'expulsion des calculs est relativement rare, la constatation à la radioscopie et sut les clichés radiographiques de calcifications pulmonaires est au contraire extrêmement fréquente. On sait que ces calcifications siègent habituellement dans la moitié supérieure du champ pulmonaire et dans la région hilaire, qu’elles sont ordinairement multiples et de dimensions très variables. Quelquefois à la

base on trouve une calcification unique, très probable-

ment due à un chancre d’inoculation pétrifié.

Ces calcifications ont pu d’ailleurs être prises pour des corps étrangers du poumon, des balles, des éclats dobus (MM. Tuffer, Infroit, Petit de la Villéon); le travail de MM. Darcourt et Garcin définit les caractères distinctifs des corps étrangers et des calcifications du champ pulmonaire. D'après ces auteurs, le diagnostic est toujours possible sur les épreuves radiographiques. Le cliché est pris avec des rayons durs, en période d’apnée complète, un corps métallique témoin placé sur le thorax du sujet. Dans ces conditions, on constate : que l’ombre des calcifications calcaires a une tonalité faible: cette ombre plus foncée au centre qu'à la périphérie est non homogène (à cause de l’inégale répartition des sels de chaux), ses

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