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pu être logiquement inbaées acte lithiase pulmonaire essentielle. En réalité, il semble que dans ce cas particulier, elles ne furent que les premières manifestations du réveil d’une première atteinte de tuberculose pulmonaire, 14 ans auparavant. Le cas de M. Jacquerod (voir observation) est aussi instructif, il est probable, que si l’auteur n'avait pas déjà soigné une première fois sa malade pour une tuberculose pulmonaire, étant donnée l'absence de bacilles de Koch dans les crachats, il aurait pu conclure à une pseudo-phtisie calculeuse. Ces deux faits montrent bien, combien il est difficile d'affirmer l’existence d’une pseudo-phtisie calculeuse.
Selon Poulalion, le pronostic de la lithiase pulmonaire chez le tuberculeux serait défavorable « parce que s’il fournit la preuve que le malade a pu guérir ses tubercules, il prouve aussi que les lésions ulcéreuses se sont étendues. » D’après M. Jacquerod, les hémoptysies d’origine calculeuse ont une influence nettement défavorable «1l est évident que si ce calcul se fut trouvé à proymité d’une lésion tuberculeuse encore active, contenant des bacilles, chaque hémoptysie eût été suivie d’une poussée congestive où inflammatoire dans le foyer malade ».
Des observations relatées, on peut constater que quatre évolutions sont possibles.
a) Dans un premier groupe, l'expulsion calculeuse semble secondaire à une poussée évolutive; elle n’est que a manifestation objective du travail ulcératif des lésions
(obs. de M. Batigne).
b) Dans un deuxième groupe, elle précède la poussée
2e ne
d'une aggra ation des signes
Re
= mm po. ces … d
Me) co
PATHOGENIE
Les calculs ne sont que les calcifications de l'appareil pulmonaire libérées dans les bronches et rejetées par les accès de toux. Leur origine peut être : cs
a) Intra-parenchymateuse, de beaucoup la plus fréquente;
b) Intra-cavitaire (bronches et cavernes);
c) Ganglionnaire. Cette origine est difficile à reconnaître sans autopsie; les auteurs américains (Eliott, Fox, etc.) l’admettent fréquemment sans d’ailleurs donner aucune preuve convaincante à l'appui. En réalité, elle doit être rare; il faut en effet admettre un abcès ganglionnaire s’ouvrant dans une bronche, par conséquent capable de donner des acciderits très graves presque toujoùrs mortels (Tice).
Nous ne connaissons pas d’observations de calcul d’origine pleurale.
La formation des pétrifications pulmonaires a été attribué à un trouble du métabolisme des sels de chaux et surtout à un appel de ces sels au niveau des lésions pathologiques.
D'après Virchow, il existerait une dyscrasie calcaire, une augmentation du calcium circulant dans l’organisme. D'après lui, cette dyscrasie pourrait être due à une décal-
cification analogue à celle qui s’observe dans certaines
RART2 A
maladies : l’ostéomalacie, les leucémies, les sarcomes, les destructions de tissu osseux, quelques affections nerveuses, quelques états physiologiques tel que la grossesse. Elle pourrait être aussi consécutive à un défaut d’élimination des sels de chaux par le rein, les malades de Virchow, atteints de métastase calcaire, auraient toujours pré-
senté des lésions rénales.
D'après le travail très récent de MM. Weil et Guillaumin, la quantité de calcium dans le sang serait très constante chez l’homme normal (0,011). S'il en pénétre une trop grande quantité par la voie intestinale, l'excès ‘serait rejeté par le rein, mais il doit exister vraisemblablement un seuil pour l'élimination de ces sels. Ce seuil serait très difficile à déterminer à cause du rôle joué par l’acidité. Quand l’acidité diminue, il y aurait transformation du phosphate monocalcique en phosphate bicalcique; ce dernier sel est insoluble et par conséquent ne peut être éliminé.
Pour ces mêmes auteurs, He ae n'est pas nécessaire pour la précipitation locale des sels de chaux, chez les athéromateux avec calcifications très marqués des gros vaisseaux, on constaterait assez souvent une calcémie normale. Chez le tuberculeux, la quantité de calcium dans le sang serait normale ou légèrement diminuée. La même constatation a été faite par M. Eliott chez un malade atteint de lithiase pulmonaire (0,0094 0/0 au lieu de 0,011 à 0,0131, chiffres donnée par Alderhalden).
D'après MM. Robin, Letulle et Sergent, il y aurait décalcification chez le tuberculeux; MM. Rebattu et
Servonnat auraient même constaté une diminution des
; Po sels de chaux dans les tissus et les os du cobaye tuber-
culeux.
Pour M. Robin, cette décalcification se ferait au début de la maladie, elle serait due aux troubles digestifs.
Au contraire MM. Labbé, Vitry, Galippe ont trouvé, que si l’on dose le calcium dans les ingesta et excréta,
on constaterait le plus souvent une rétention de ce corps.
Existe-t-il une hérédité familiale, des familles de hi-
thiastique? Cette hérédité est admise pour la lithiase ré- .
nale et encore dans ce cas, il ne s’agit que d’une héridité de terrain, dit arthritique, mais pour la lithiase pulmonaire on ne la trouve pas signalée par les auteurs. Nous n'avons pas trouvé d'observation de malade atteint à la fois de la lithiase pulmonaire et rénale et parmi les observations que nous avons relatées, on ne trouve des antécédents lithiasiques que dans l'observation | (une sœur présente des crises de coliques néphrétiques) .
Dans une observation, unique à notre connaissance, le
frère et la sœur ont craché des calculs d’ori me pulmo- : | gme, P
naire.
Observation de M. le professeur Letulle, in communication de M. Tuffier à la Soc. Chir, des Hôp. de Paris, 28 avril 1909, page 503. — Calcul du poumon simulant une balle de revolver. Intervention.
Un homme de 42 ans, jouissant d'une parfaite santé, est pris en janvier 1908, sans aucune cause apparente, d'une hémoptysie, le sang est expectoré par petites quantités, mais d’une façon continue. Son médecin, tout en ne trouvant aucune lésion qui explique ces hémoptysies, croit avoir affaire à une tuberculose au début et il soigne le malade en conséquence, quand, sept mois après, une nouvelle hémop-
LR amène HiRee de 15 calculs pulmonaires du volume d’un pois, en huit jours.
Devant ce fait assez curieux, le médecin traitant demande l'avis de M. Letulle qui examine à son tour le malade, ne trouve aucune lésion bacillaire, le fait radiographier par le docteur Aubourg et la radiographie que je vous soumets montre l'existence de plusieurs autres calculs enchassés dans le poumon, dont un est volumineux et siégeant vers le
3° espace intercostal.
Chose curieuse, la sœur du malade aurait éliminé, elle aussi, de nombreux calculs d’origine pulmonaire.
Pourquoi les sels de chaux se déposent-ils et produisent-ils des pétrifications : on admet que ces sels ont une
affinité pour les tissus hyalins et fibreux; on sait que ces
derniers sont fréquents chez les tuberculeux.
De nombreux travaux et en particulier, les travaux très récents de Mavers and Wells, démontrent que les lésions tuberculeuses elles mêmes s’enrichissent en sels calcaires; l’apparition des calculs ne peut être que le résultat de cet appel, elle n’est que la manifestation plus évidente d’un processus qui n’est d’ailleurs décelable que par les analyses chimiques.
Selon M. Billard, cet appel serait du aux acides gras et à la cholestérine, contenu en grande quantité dans les tubercules dégénérés; ces deux corps auraient une grande affinité pour les sels de chaux avec lesquels ils forme-
raient des savons insolubles.
La pétrification des lésions tuberculeuses n'est pas spéciale à l’homme. Chez le bœuf, la tuberculose a été longtemps désignée sous le nom de phtisie calcaire, de pommelière. Les poumons de ces bovidés sont volumi-