II. — LA SIALOGRAPHIE
Historique. — Elle est de date relativement récente. Les anatomistes ont, il y a quarante ans bientôt, révélé la glande sous-maxillaires par des injections opaques. Il suffit de se reporter au traité d'anatomie de POIRIER, CHarpy, CUNÉO pour y trouver dans le fascicule « Grandes annexes du tube digestif » (édition 1904, page 89), une image radiographique parfaite de glande parotide après injection d’une solution de mercure (fig. 80, canal de STENON, radiographie après injection au mercure (CHARPY).
Restait à trouver une solution opaque non nocive pour le tissu glandulaire.
ARCELIN, en 1912, eut l’idée d’injecter dans les canaux une solution bismuthée qui lui donna d’ailleurs de très bons renseignements, sur le canal de WHARTON.
En 1925, BarsonY utilise pour l'étude de ce canal l’iodure de potassium à 20 ‘©. La même année, Wis- KOYSKY injecte le premier du lipiodol (iodopine).
Dans un article de la Presse médicale de septembre 1926, JacoBovici, POPOLITZA et ALBU décrivent une technique dont ils ont, en janvier de la même année, soumis les premières observations à la Société médicale de Cluj (Roumanie). Cette technique, inspirée par la méthode de SicarD et FoRESTIER (utilisation du
lipiodol pour déterminer le siège des compressions mé-
CAE
dullaires et pour l'exploration de l'appareil bronchopulmonaire), utilise une solution d’iodipine Merck à 20 %. La quantité injectée à l’aide d’une seringue d’ANEL pourvue d’une canule appropriée, et de 2 cm. Ce produit a donné aux auteurs d'excellents résultats et ils concluent en disant : «La sialographie est très intéressante pour l'étude des formes anatomiques et comme élément de diagnostic; mais, en plus, elle a l'avantage de prrmettre des recherches au point de
vue physiologique. »
Jean FEuz, de la clinique universitaire de Lausanne, :
reprit en 1930 ce mode d'investigation et, en 1931, BARRAUD présenta au Collegium otorhinolaryngologicum et au Congrès français d’otorhinolaryngologie les résultats de ses deux premières années de recherches.
La même année, PyYRAH et ALLISON, de Zeeds, publient, en décembre, dans le « British Medical Journal », une série d'observations illustrées.
En 1933, Jacopovici donne, dans le « Journal de Radiologie », le résultat de ses premières investigations.
En 1934, Smon publie une technique semblable à celle que Jean FrEuz emploie et que cet auteur mettra au point dans un article de la Revue de Laryngologie, Otologie et Rhinologie de novembre 1935.
C’est cette méthode qui a été employée par le
D'° BARGE et que nous allons décrire maintenant.