‹ Contribution à l'Étude de la Lithiase Sous-MaxillaireChapitre 28 sur 44 · IL. —— TUMÉFACTION SOUS-MAXILLAIRES SANS SIGNES INFLAMMATOIRES · texte numérisé non relu

IL. —— TUMÉFACTION SOUS-MAXILLAIRES SANS SIGNES INFLAMMATOIRES

Ces tuméfactions peuvent être la conséquence :

soit d’inflammations glandulaires chroniques telles

que :

RO us

la sous-maxillite chronique, la tuberculose,

la maladie de Mickuliez, l’actynomycose sous-maxillaire.

soit de tumeurs bénignes ou malignes

néoplasmes, kystes salivaires, tumeurs mixtes.

soit d’affections exiraglandulaires.

A. — Enflammations glandulaires chroniques.

1° Sous-maxillite chronique : petite tuméfaction dure, persistante, un peu douloureuse, peu ou pas d’écoulement à la caroncule; le malade éprouve une sensation de gêne constante.

La radiographie simple, maxillaire défilé donnera peut-être une zone floue, mal délimitée dans le voisinage immédiat des racines des grosses molaires, mais rien de net. On devra avoir recours à la sialographie qui révèlera la véritable nature de l'affection.

On sera d’abord frappé par la difficulté de l’injection de liquide opaque, qui passe mal; il y aura peu de distension de la glande, sur le cliché on pourra voir un canal excrétieur régulier mais les canalicules glandulaires seront très irrégulières, présentant de petits nodules, la glande elle-même sera mal imprégnée

et ses contours au lieu d’être bien limités sont irré-

guliers et sinueux.

2° Tuberculose de la glande sous-maxillaire.

La localisation du processus tuberculeux sur la glande sous-maxillaire est rare et lorsqu'elle existe, . il s’agit d’une tuberculose localisée et non d’une manifestation locale d’une tuberculose déjà existante. De sorte que cliniquement le diagnostic en sera difficile : tuméfaction indolente en général, régulière au début, tendué, puis irrégulière avec des zones pseudo-fluctuantes ou fluctuantes mais difficile à délimiter; la pression de la glande peut ne pas déterminer d’évacuation purulente à la caroncule, si elle se produisait, l’examen de ce pus renseignerait immédiatement sur la nature du processus.

Malheureusement la tuberculose est généralement fermée. |

Un renseignement clinique intéressant cependant : l’évolution de ia tumeur a été progressive, sans « àcoup », sans crise de « colique salivaire ».

La confirmation du diagnostic sera apportée par la sialographie qui montrera la lésion tubereuleuse sous forme d’une ou de plusieurs taches irrégulières, de dimensions variables, mais à contours nets.

Lorsqu'une seule cavité est décelable, le parenchyme glandulaire voisin est plus ou moins flou et les canalicules peu visibles. Le reste de la glande et des canalicules étant normal.

F AR 9 Q . . . Lorsqu'il s’agit d’une tuberculose pluricavitaire,

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