‹ Contribution à l'Étude de la Lithiase Sous-MaxillaireChapitre 32 sur 44 · PCR SR O7 NV MENT ET · texte numérisé non relu

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À. — Affections congénitales.

Elles se révèlent par une tuméfaction du plancher de la bouche, ce sont les kystes mucoïde (grenouillette)

et dermoiïde.

Grenouïllette : située sur l’un des côtés du frein de la langue, elle soulève la muqueuse du plancher Puccal et se présente sous la forme d’un tumeur de consistance nettement fluctuante, indolente, le plus souvent de couleur bleuâtre.

Il se peut que le kyste mucoïde se développe au point de franchir la ligne médiane, le frein de la langue le déprimant, la tumeur affecte une forme bilobée.

Ce kyste soulève la caroncule et la déplace légèrement.

Si l’on explore la région sous-mentale latérale, on peut rencontrer une petite tuméfaction en relation avec celle du plancher buccal.

Malgré la présence d’un tumeur du plancher de la bouche, d’une tumeur de la région sous-mentale latérale, on éliminera la possibilité d’une lithiase sousmaxillaire par suite de l'absence de « colique sali-

vaire » et hernie momentanée de a glande; le tou-

cher bidigital révèlera une tumeur fluctuante, sans

zone dure; il n’y aura pas d'écoulement purulent à

la caroncule, le cathétérisme du Wharton sera facile

Sa

et enfin, si l’on veut, la sialographie révélera une

glande sous-maxillaire normale.

Kyste dermoïde du plancher buccal : « c’est une tumeur de consistance pâteuse, arrondie, de coloration jaunâtre médiane et intéressant à la fois le plancher et la région sous-mentale. »

La situation médiane de cette tumeur à la fois buccale et sous-mentale, sa consistance, l'intégrité de la caroncule et de la sous-maxillaire, rendent toute con-

fusion impossible.

B. — Les lésions inflammatoires du plancher de la

bouche.

Elles peuvent plus facilement prêter à confusion. On sait que le syndrome douloureux de la colique salivaire s'accompagne d’une turgescence de la caroncule et d’un écoulement purulent par cet orifice. Pour peu que l'infection détermine une certaine irritation de la région avoisinante, en pourra confondre facile-

ment la crise de lithiase sous-maxillaire avec :

1° La Sialodoch'te : C’est l’inflammation aiguë des canaux excréteurs de la sous-maxillaire.

Elle se caractérise par une crise de rétention salivaire à peu près analogue à la crise de sialolithiase, mais s’accompagnant de fièvre (37°8 parfois).

La tumeur sous-maxillaire existe. Le plancher de la

bouche offre une caroncule boursouflée, épaisse, rouge, se prolongeant en arrière par un cordon induré.

La palpation digitale du plancher de la bouche donne l’impression d’un cordon induré, très douloureux.

Pas d'écoulement purulent par la caroncule.

La sialographie va alors montrer : « un canal dont la lumière esi réduite à une fente très étroite sur toute sa longueur extraglandulaire, marquée à peine par un filon très mince de néoiodopine. Ce rétrécissement est tout à fait régulier, cans encoche, sans solution de continuité, sans aucune région dilatée. Dans sa partie toute postérieure, comme dans son trajet dans la glande le canal paraît avoir un calibre presque nornal. » (J. Fruz.)

Sur le sialogramme aucune ombre, aucune dilatation caraliculaire, aucun « manque » ne traduit la présence d’un ealcul. Seul ce moyen de contrôle permettra de faire le diagnostic de sialodochite.

2° Un phlegmon aigu circonscrit du plancher, caractéricé au début par douleur, gonflement au-dessous de la langue, trismus, gêne de la déglutition, parole difficile, signes qui ressemblent évidemment à ceux qui sccompagnent parfois la crise de colique salivaire; mais rapidement üne fièvre élevée s’installe, le ma- Izde a les traits tirés, un œdème envahit le plancher

de la bouche, la langue est surélevée, l'haleine devient

fétide..., l’idée de litbiase salivaire doit être aban-

- donnée.

3° Un phlegmon aigu diffus connu sous le nom d’angine de Ludwig, et qui n’est que |” « expression d’une infection hypervirulente et gangréneuse chez un sujet taré » (P. Wicmork). Dans ce cas l’évolution très rapide ne donneront pas au médecin le loisir d’épiloguer sur la possibilité d’ure sialolithiase. même infectée!

Enfin une ulcération spécifique du plancher de la ‘oouche qui, étant donné son étendue, peut intéresser la région caronculaire. L’induration de la lésion peut évidemment donner le change, mais dans l'ulcération spécifique on ne retrouvera pas d’antécédents, douloureux sous-maxillaire, pas de crises de colique salivaire, pas de hernie sous-maxillaire. La cathérisme, la radiographie ou la sialographie donneront la clef de

l'énigme (cf. bibliographie DECHAUME, 1933).

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