‹ Contribution à l'Étude de la Luxation Carpo-MétacarpienneChapitre 41 sur 43 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

Le 1* mars 1927. — Intervention. MM. Ph. Rochet, Heitz. Anesthésie régionale du cubital. Bonne anesthésie. Incision sur le bord cubital de l’éminence hypothénar. Dissociation musculaire pour aborder le 5° métacarpien. Section diaphysaire de celui-ci. Extraction de sa base après l’avoir ruginé, fermeture totale.

Suites opératoires: normales. Guérison per primam; les douleurs ont cessé dès le lendemain de l’opération et il semble que le malade remue mieux ses doigts. Notamment le pouce s'oppose au 5°.

Le 28 mai 1927. — Le maladé revient se montrer, la main est impotente; à l’examen on constate : main légèrement déviée sur le bord cubital, mouvements de l’articulation du poignet enraidis. La flexion palmaire n’atteint pas 45°; la flexion dorsale atteint cet angle. Le pouce est mobile. Les articulations métacarpo-phalangiennes des autres dogits sont très enraidies, de même que les articulations phalango-phalanginiennes. Il n’y a pas de troubles trophiques, mais une sudation abondante. Pro-supination intecte. Il existe des phénomènes douloureux marqués.

L'examen neurologique pratiqué par le Docteur Devic montre : pas de signes de lésions nerveuse.

Tous les mouvements élémentaires se font, mais ils sont à peine ébauchés, et limités par des ankyloses osseuses ou fibreuses.

Pas d’anesthésie.

Réactions électriques normales.

En somme il ne s’agit pas d’une lésion du médian, ni du cubital.

Conclusions

I. — Dans les traumatismes de la main, les luxations carpo-métacarpiennes sont parmi les lésions les plus rares.

IT. — Nous apportons une observation de luxation des quatre derniers métacarpiens : Il s’agit d’un cas exceptionnel de « luxation latérale > à opposer à la relative fréquence des luxations antéro-postérieures à ce niveau.

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