OBSERVATION V
(Lœbker. Wiener med. Presse, 1883).
Luxation isolée de la tête radiale en avant. — Réduction impossible. Résection. — Excellent résullat fonctionnel.
W... B..., âgé de 12 ans, se présente le 4 novembre 1882, à la policlinique chirurgicale de notre salle. L’enfant. longtemps auparavant, était tombé sur le bras, mais on ne peut déterminer si le coup avait porté sur la main ou sur le coude.
L'examen a révélé une luxation de la tête du radius en avant ; celle-ci manquait à sa place normale, mais au toucher, on la sentait facilement au pli du coude. L’extension,
la pronation et la supination étaient un peu limitées. Ici
aussi on remarque l’absence du symptôme, qui est considéré comme décisif dans la lésion que nous avons en vue, à savoir que la flexion ne semblait être dérangée en aucune facon et que la tête luxée glissait sur la surface antérieure de l’extrémité inférieure de l’humérus, en déviant latéralement. Comme toutes les tentatives de réduction ont échoué, la résection a été entreprise immédiatement. La marche de la plaie fut favorable et la cicatrisation s’effectua après dix jours.
L’exécution des mouvements, de a commencé dans le courant de la troisième semaine après la résection, et qu’on continua méthodiquement pendant quatorze jours,
Se
a eu un succès aussi bon qu’on pouvait le désirer. Tous les mouvements de l’articulation étaient normaux.
OBsERvaATION VI
(Læbker. Wiener. med. Presse, IS83).
Luxation isolée de la têle radiale en avant. Tentatives de réduction peu satisfaisantes Résection. Rétlablissement des mouvements.
R.. R..., âgé de 9 ans, présenté à la polichinique chirurgicale le 14 juin 1882, se lésa le coude droit à la suite d’un accident. On n’a pu avoir aucun détail sur cette chute, qui a eu lieu six semaines auparavant. Aucun soin n’a été donné.
L'examen révèle la luxation isolée de la tête du radius en avant : celle-ci se sent facilement dans le pli du coude. Au-dessous du condyle externe, il y a une lacune sensible; l’épicondyle lui-même est un peu élargi, les mouvements sont empêchés en ce sens que la fluxion ne peut pas s’exécuter au-delà de l’angle droit. La supination est possible, la pronation et l’extension sont peu modifiées. ;
Tout d’abord, la tête radiale fut réduite par la pression manuelle et maintenue par un coussin, au moyen de bandelettes de diachylon et de bandes ordinaires.
Le 4 juillet, ce bandage fut enlevé, mais la position de la tête radiale n’est pas très bonne. Dans la suite, la flexion de la tête étant insuffisante à cause du développement du condyle externe, la luxation se reproduit de nouveau.
La tête du radius fut alors réséquée. Tant que dure la plaie, il n’y a pas de fièvre, bien qu’à chaque pansement on enlève quelques gouttes de pus. Par suite de la persis-
tance de la sécrétion, il se forme un foyer phlegmoneux
ia — 39 — périarticulaire qui est traité par de larges incisions et par la désinfection. Après trois semaines, la guérison est effectuée grâce aux soins consécutifs (faradisation des
masses musculaires du bras et mouvements méthodiques). Le fonctionnement de l’articulation du coude est rétabli
en quinze-jours. Tous les mouvements sont complètement
l libres.
OBSERvATION VII
(Schussler. Gentralbl. für chir., 1887) Luxation isolée du radius en avant. Résection de la Lête radiale. Guérison.
R. de B..., 6 ans, chute sur la paume de la main, luxation du radius droit en avant, traitée d’ abord par les mouvements passifs de |? articulation.
L'extension et la flexion étant très limitées et la réduction impossible, on résèque la tête radiale (cinq semaines après l’accident). Résultat fonctionnel parfait.
OBservaTION VIIT Von Lésser. Centralblatt für chir., 18X8),
Luxation isolée du radius en avant. Réseclion. Guérison.
Wilhelm 1, 30 ans, fit en 1886 une chute sur le ver. olas ; le coude gauche porta à terre. Au bout de huit jours, pendant lesquels il se frictionna avec un liniment volatil, il vint à Ansbruch consulter un médecin. Deux se-
maines après l’accident, on fit avec anesthésie une tentative de réduction, on appliqua un appareil plâtré et on
mit le bras dans une écharpe. Huit jours après, on cessa tout moyen de contention et on ordonna le massage, trai
A0 tement qui. donna quelques mouvements à l’articulation et dura jusqu’en octobre 1887.
Ne pouvant entreprendre des travaux de Éoee le malade se présenta à moi en février 1888:
Dans l’extension forcée, L.. . a la sensation d’ un Corps dans le pli du conde qui s’oppose au mouvement. Pas de douleurs irradiées du côté des nerfs radial, médian et cubital. La flexion et l’extension sont moins étendues à gauche qu’à droite d’environ 10 ou 20 degrés ; la pronation et la supination ont toute leur étendue. Au-dessous du condyle externe, on trouve une cavité qui ne renferme pas
la tête radiale, laquelle est dans le pli du coude, au-dessus”
de la saillie du muscle long supinateur, en avant du condyle externe, roulant sous le doigt quand on imprime des mouvements de rotation.
Après d’inutiles tentatives de réduction, on fait, le 17 février 1888, la résection de la tête radiale.
Mouvements passifs quatre jours après.
Le 10 mars, la plaie était cicatrisée, et les mouvements volontaires de flexion et d’extension se présentent avec presque toute leur étendue ; la pronation et la supination sont complètes. Avec l'électricité et divers autres moyens, le bras devient de plus en plus fort et deux mois après l'opération, le malade peut travailler, pendant six heures, à décharger d’un wagon et à porter à l’entrepôt des plaques de zinc très lourdes.
OgsEervarion IX (Conner. Journal Americ. med. Ass., 12 mars 1892). Luxation isolée du radius. Réduction. Guérison. ae de 22 ans ; il conduisait une voiture quand, au passage d’un train, le cheval prit peur et renversa la