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autre région. Après guérison de l’abcès et fermeture de la plaie, il reste une cicatrice indélébile dont la constatation doit toujours faire songer à l’existence possible de la maladie. |
« Très répandus chez les antenais, leur nombre diminue à mesure que les animaux deviennent plus âgés, mais à aucune période de leur existence les sujets du troupeau. mâles ou femelles, ne sont à l’abri de cette singulière affection. » (Carré.)
D'une façon générale, les jeunes en bon état d’embonpoint sont les plus sensibles ; la maladie est certainement plus rare chez les sujets maigres, mal nourris.
Disons enfin que, pendant l’évolution de ces abcès, l’animal atteint ne paraît nullement souffrir de cette lésion.
Des collections purulentes de même nature peuvent se rencontrer profondément, au niveau des différents ganglions ; c’est ainsi qu’on trouve des abcès dans le foie, la rate, le péritoine, etc. Une localisation relativement fréquente et particulièrement redoutée des bouchers est l’abcédation des ganglions poplités. Celle-ci peut entraîner une boiterie du membre correspondant, tout au moins au début. Par ailleurs, comme pour les abcès superficiels, ces lésions n’entraînent habituellement aucun trouble apparent de l’état général. D’autres fois pourtant, des phénomènes toxiques semblent se surajouter à l'infection localisée et lés animaux
s’anémient, maigrissent et se cachectisent,
1181, Eee b) LOCALISATIONS SUR DIVERS APPAREILS
Appareils respiratoires. On peut assister à l’évolution de laryngo-pharyngite, de bronchite (Bigoteau et Bissauge), mais le plus souvent, pensons-nous, il s’agit de bronchopneumonie. Celle-ci évolue, sous une forme plus ou moins rapide, tantôt aiguë, tantôt chronique, mais généralement avec des symptômes assez significatifs. [ls se résument dans du jetage, de la toux, de la dyspnée et une altération de l’état général se traduisant par une anémie progressive. Celle-ci, tout au moins dans les formes aiguës, n'empêche pas les animaux de rester en bon état de chair. Dans le cas d'évolution chronique, au contraire, la cachexie s’installe peu à peu, jusqu’à la mort de l’animal. D'autre part, il est fréquent d’assister au développement d’autres localisations, véritables complications au niveau des divers appareils. Pour l'instant, nous ne parlerons que de la pleurésie. Elle peut d’ailleurs ne pas être associée à des lésions pulmonaires, et évoluer d'emblée.
Cette localisation pleurale est surtout fréquente chez les jeunes en bon état. Elle se traduit cliniquement par une toux assez faible, puis de l’essoufflement, l'arrêt de la fonction digestive, et l'animal meurt rapidement.
Infection ombilicale. Elle peut rester localisée ou, au contraire, être le point de départ d'accidents pyemiques
ou septicemiques. Dans le premier cas il s'agit du vulgaire
« mal de nombril », peu inquiétant par lui-même, mais qui se complique dans maintes circonstances. Lors d'infection localisée, assez souvent l’inflammation est peu marquée : on note une légère suppuration et la cicatrisation de la plaie ombilicale paraît seulement retardée. Chez quelques sujets, . il y a formation d’un véritable abcès. Enfin, dans quelques cas, le processus paraît localisé au niveau de Pouraque.
Si l'infection s’étend, on assiste à l’évolution de la septicemie ou pyosepticemie des nouveau-nés
Dans la forme rapide, suraiguë, que Bigoteau et Bissauge rapportent à l’action de la toxine, le petit est frappé dans les quelques jours qui suivent la naissance. Parfois, la maladie est, pour ainsi dire, foudroyante : l’agneau, qui paraissait bien portant quelques heures auparavant, se couche et succombe bientôt. Dans d’autres cas, l’évolution est moins rapide : on note de l’inappétence, de la constipation suivie de diarrhée, et certains sujets peuvent guérir plus ou moins rapidement, de façon précaire d’ailleurs. Comme dans la pyosepticemie des autres espèces animales, on peut voir les sujets qui ont résisté, présenter des symptômes de polyarthrite (voir plus loin).
Une autre forme est celle qui se traduit par la formation de lésions suppurées au niveau du foie (hépatite infectieuse) et parfois des poumons. Elle est également très grave et se développe sur le sagneaux âgés de vingt à trente jours.
I nous faut signaler, d'ailleurs, que des suppurations
viscérales, évoiuant à la suite d’une infection ombilicale, peuvent être étrangères au bacille de Preisz-Nocard et relever, entre autres, du bacille pyogène différent à tous points de vue.
Polyarthrite. Pseudo-rhumatisme. Cette forme clinique peut se rencontrer à la fois chez les jeunes et chez les aduites. Chez les agneaux, elle évolue habituellement à la suite d’une infection par la plaie ombilicale.
Au début on note des symptômes généraux : fièvre, inappétence, constipation ou diarrhée, et l'animal se met à boiter d’un ou plusieurs membres. À l'examen, on trouve une ou plusieurs articulations enflammées, sensibles, œdémateuses et plus ou moins fluctuantes. La station debout est difficile ou impossible, les sujets s’anémient et se cachectisent rapidement. Certains succombent, d’autres résistent ; l’inflammation prend alors une allure subaiguë ou chronique, les jointures deviennent moins chaudes mais deviennent le siège d’un gonflement articulaire et péri articulaire parfois considérable (courbes). Dans ces conditions, la guérison reste toujours imparfaite et les animaux atteints restent des non-valeurs. Chez les adultes, l’évolution est moins rapide, moins souvent mortelle, mais tout aussi sérieuse au point de vue économique.
Mammite. Elle se rencontre spécialement chez les brebismères, en bon état d’entretien, et elle est surtout grave sur
les bêtes grasses, suralimentées.