‹ Contribution à l'étude de la lymphadénie caséeuse du moutonChapitre 14 sur 27 · O0 SES · texte numérisé non relu

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Dans la forme grave, dès le début, la fièvre est marquée, l'état général très mauvais. Localement, un ou deux quartiers sont atteints. Ils sont chauds, gonîlés, sensibles ; l’æœdème s'étend sous le ventre, et parfois sous la poitrine.

La mort est la terminaison habituelle et se produit très rapidement.

Dans une autre forme, les symplômes tant généraux que locaux sont atténués. Au bout de quelques jours, linilammation locale diminue, la glande s’indure, puis de petits abcès se forment. La bête maigrit, reste longtemps en mauvais

état, mais la mort est beaucoup plus rare.

c) FORME TOXIQUE. EAUX ROUSSES

Cette forme clinique a été longtemps confondue avec le charbon. Bien décrite dans le passé, (Delafond) elle fut parfaitement individualisée par Carré et Bigoteau.

Pariois, la mort peut survenir brusquement, sans prodromes d’aucune sorte et l’animal tombe subitement foudroyé.

Le plus souvent, l’évolution est plus lente et concorde en tous points avec la description qu’en a donnée Delafond. « La bête à laine atteinte de la maladie rouge est triste et reste en arrière du troupeau. Sa laine est hérissée et son

œil pâle et larmoyant. Sa peau, ses gencives sont plutôt

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pâles que rosées. Son sang retiré à la jugulaire est clair et tache légèrement la main.

« À ces signes précurseurs de la maladie viennent bientôt s’en joindre d’autres qui annoncent son début et ses progrès. Un jetage froid, muco-séreux, s'écoule par les narines ; la bouche est chaude ; l’animal boit abondamment et paraît toujours altéré.

« Bientôt des larmes souillées s’échappent de ses yeux, un jetage tantôt abondant et glaireux, d’autres fois rare, épais, strié de sang, s'échappe par les deux naseaux. Les matières excrémentitielles, d’abord recouvertes de grumeaux sanguinolents, sont bientôt liquides, muqueuses et rougies par du sang presque pur. Les urines s’écoulent, d’abord roussâtres, puis charriant des globules de sang. A cette période de la maladie, le sang est rose, tache peu la main et le linge ; son caillot, peu consistant, laisse échapper une grande quantité de sérosité.

« Pius tard, des œdèmes se déclarent sous la ganache et aux membres antérieurs ; les animaux sont très faibles et refusent d'aller aux champs, restent couchés, salivent beaucoup et boivent toujours abondamment.

« Un grand nombre de bêtes éprouvent vers la fin de la maladie un inilux immodéré d’urines et une diarrhée épuisante. La mort termine ordinairement cette scène patholo-

gique, dont la durée est de 2, 3 jours au moins, de 8, 15

jours au plus. »

Comme l'ont noté Carré et Bigoteau, si parfois les agneaux sont seuls touchés, les animaux adultes paient également leur tribut à la maladie. D'une façon générale, les sujets les plus sélectionnés sont plus gravement atteints que les autres. Enfin, dans un troupeau, la mortalité cesse

brusquement sans cause appréciable.

AUTRES MANIFESTATIONS MORBIDES QUE L’ON A PARFOIS ATTRIBUÉES A L'INFECTION PAR LE BACILLE DE PREISZ-NOCARD.

Au début de cette étude, nous avons signalé que l’accord n'était pas définitif au sujet du cadre à assigner à cette maladie. Cela se conçoit, car avant les recherches des auteurs que nous avons cités, et surtout les travaux de Carré et Bigoteau, la pathologie ovine n'avait pas été l’objet d’études scientifiques suivies. Nombre de maladies étaient à peine connues au point de vue clinique, et leurs causes parfaitement ignorées. Il était donc tout naturel après le succès des recherches concernant le bacille de Preisz-Nocard, de rapporter à ce microbe des affections dont l’étiologie restait imprécise. Et cela d'autant mieux que le germe en question, comme nous lavons dit, vit en saprophyte un peu partout, sur des animaux sains, comme sur des malades, atteints de troubles variés.

Si nous nous reportons à l'excellent petit livre de Bigo-

teau et Bissauge, on est frappé de la très grande variété

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